"Les matchs sont comme ça, parfois des épisodes conditionnent la rencontre", a regretté Roberto Mancini, le sélectionneur italien, au micro de la RAI. L'Italie a frôlé l'égalisation en fin de première période avant de se retrouver à dix à la suite du rouge reçu par Leonardo Bonucci. "La première période pouvait finir 1-1 tranquillement", estime Mancini. "Puis c'est clair, ils jouent très bien, techniquement ils savent garder le ballon. C'est dommage, car nous aurions dû rester à onze, nous avons fait une erreur que nous ne devions pas faire à ce niveau."

Bonucci a reçu une première carte jaune pour protestations puis une seconde pour avoir heurté avec le coude Busquets. "Je n'ai pas vu le rouge, mais ça ne change rien, Leo devait faire attention, il avait pris un jaune pour protestations."

Selon Mancini, le "match a été beau, très beau. En seconde période, nous avons été très bons. A dix, nous avons marqué et pas encaissé, c'est une très belle prestation. Bravo aux gars". Mancini pense même que, malgré la défaite, "ce match va donner une grande force" aux champions d'Europe.

"Jouer comme on le fait toujours", la clé du match selon Luis Enrique

"La clé du match, c'est que nous avons joué comme nous le faisons toujours", a réagi Luis Enrique au micro de la RAI. "L'Italie est si forte que c'est toujours difficile de jouer contre elle", a analysé le sélectionneur espagnol. "C'était un beau match, peut-être un des plus beaux du football européen. Nous avons réussi à bien presser, à bloquer leurs qualités. Nous étions dangereux, nous arrivions de la deuxième ligne. C'était un match quasi parfait pour nous."

Luis Enrique a créé la surprise en titularisant Gavi, devenu à 17 ans et 60 jours le plus jeune joueur de l'histoire de la sélection espagnole. "C'est incroyable de voir un joueur avec cette personnalité, cette qualité, à cet âge. C'est l'avenir de l'équipe nationale. Son idole, c'est Verratti. Je lui ai dit de le presser de la première à la dernière minute", a souri Luis Enrique.

L'Espagne a mis un terme à la série d'invincibilité de l'Italie, qui durait depuis 37 matchs. "La satisfaction, c'est surtout d'être en finale, pas d'arrêter cette série qui est un mérite de l'Italie, car elle joue un beau football."