Cédric Roussel évoque avec transparence le vote unanime de l’effectif

MONS Depuis mercredi, le vestiaire montois a retrouvé sa sérénité. Pas encore sa joie de vivre, dans la mesure où Rudi Cossey lui était cher. “On a perdu un coach extra, mais on doit faire en sorte de ne pas tomber dans une crise qu’il n’y a pas lieu d’être”, explique Cédric Roussel, dont la résurrection est une des bonnes choses que Cossey a réussies à Mons.

L’attaquant, qui fait partie des cadres de l’équipe, n’essaie pas de cacher qu’un vote a bel et bien eu lieu pour décider du sort de Jean-Marc Varnier, scellé très rapidement.

“Si ce dernier estime que je fais partie des joueurs qui ont voulu sa peau, qu’il vienne me le dire de visu. De par mon âge et mon expérience, je suis un jou-eur important, c’est vrai, mais je n’ai, comme aucun autre d’ail-leurs, décidé du sort de l’entraîneur. Lorsque je suis arrivé mar- di, j’ai appris qu’un vote anonyme était organisé. Il a été unanime et en tant que joueur d’expérience, j’ai fait partie d’une délégation qui a rencontré M. Lom- mers pour lui exposer la situation. On était encore sous le choc du départ de Rudi Cossey et la présence au terrain de M. Varnier n’était pas nécessairement une bonne chose. Mais c’est la direction qui a pris la décision de l’écarter. Je le jure sur la tête de ma fil- le.”

Conflit de génération ? Approche dépassée ? On ne saura pas ce qui a réellement motivé l’effectif. Toujours est-il que ce dernier a eu gain de cause auprès d’une direction qui a reconnu son tort (voir ci-dessus). “À présent, il convient de positiver. Rien n’est perdu au classement !”



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