L’entraîneur anglais, déjà contesté avant cette humiliation, n’avait guère le choix…

Dominés par les fans islandais dans les tribunes, les joueurs britanniques ont subi la loi de capitaine Gunnarsson et de siens.

Que dire de cette pauvre formation anglaise, peu convaincante depuis les trois coups ? Sinon que Roy Hodgson, déjà décrié avant cette rencontre, n’a pas résisté à la douche islandaise, véritable humiliation.

Mis sous pression par le président de la Fédération, le sélectionneur, maintenu malgré le désastreux Mondial 2014, a pris les devants dès la fin du match. "J’aurais aimé rester deux ans de plus, mais c’est à quelqu’un d’autre de prendre le relais", a-t-il déclaré. "Nous ne sommes pas allés aussi loin que nous le voulions; ce n’est pas acceptable."

Lors de ses sept derniers matches de phase finale, le technicien (68 ans) n’aura décroché qu’une victoire, arrachée contre les Gallois dans le temps additionnel (2-1) à Lens.

"Je remercie tout le staff de la Fédération et les supporters. Ces quatre dernières années ont été un fantastique voyage, sur lequel je me retourne avec fierté."

Le séisme face à l’Islande, plus petit pays européen jamais qualifié en 8e de finale, lui a donc été fatal. "Je vous remercie, vous les médias pour la confiance que vous m’avez accordée", a-t-il lancé ironiquement en conclusion.

Jamais avare d’un bon mot, l’ancien buteur Gary Lineker a tweeté un cruel : "C’est la pire défaite de notre histoire. L’Angleterre a été battue par un pays où il y a plus de volcans que de footballeurs professionnels. Bien joué l’Islande."

Alan Shearer, ancien capitaine de l’Angleterre, n’a pas été plus tendre sur les réseaux sociaux : "Angleterre : épouvantable. Pathétique. Inepte. Bien joué l’Islande, vous avez été excellents."