Depuis quelques heures, la planète foot ne parle que de ça. Lionel Messi, l'un des (le ?) meilleurs joueurs de foot de notre ère a décidé, après la débâcle infligée par le Bayern-Munich au club catalan, de mettre un terme à son épopée barçelonaise, longue de 20 ans déjà. Pour le Barça, le départ de Leo représente un cataclysme, d'un point de vue sportif, symbolique, économique et affectif.

Bien logique, donc, que la presse sportive espagnole "feuilletonne" sur cet épisode à l'épilogue encore inconnu, et ce "burofax" historique, parvenu mardi 25 août au service juridique du FC Barcelone. Dans la missivie, très officielle, Messi fait part à son employeur de son souhait de résilier son contrat et donc de quitter l'institution.


Mais qu'est-ce qu'un "burofax", terme en Une de tous les quotidiens sportifs espagnols, extrêmement relayé depuis mardi soir sur le Net, et qui fait l'objet d'un pic de recherches énorme sur Google, comme l'atteste ce graphe ?


Déjà, un "burofax" n'est pas un simple fax. Sa valeur administrative est supérieure, plus officielle. Il s'agit en fait d'une sorte de version instantanée de l'envoi recommandé, utilisé en droit, apportant une valeur probante et réelle aux preuves et documents juridiques. Ce qui rend la démarche de Messi encore plus concrète : l'envoi du burofax atteste du sérieux de l'envie d'ailleurs du sextuple ballon d'or et meilleur buteur du FC Barcelone, de la Liga et de la sélection argentine.

Un burofax envoyé par Quique Setien également

Pour rappel, Messi a l’intention de résilier son contrat unilatéralement, comme l’y autorise à chaque fin de saison une clause qui figure dans son contrat. Mais le club catalan, qui considère que le délai a expiré entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin, considère que cette clause est devenue caduque. Le clan de l’Argentin s’appuie, lui, sur le caractère particulier de la saison 2019-2020, que le coronavirus a ébranlé, pour appuyer sa requête et réenvisager la notion de fin de saison. Les experts juridiques des deux camps vont désormais se battre sur ces questions juridiques... à moins que les choses ne se règlent à la négociation, forcément bien plus basse que la clause libératoire record (700 millions) accolée au contrat de La Pulga. Les dirigeants catalans, eux, n'ont pas tiré un trait définitif sur Messi et n'envisagent toujours pas la reconstruciton sans lui, mais bien autour de lui. SI Manchester City (Messi souhaiterait évouler à nouveau sous les ordres de Guardiola, l'entraîneur qui lui a fait atteindre son plus haut niveau) tient largement la corde à ce stade, l'Inter Milan de Lukaku ou dans une moindre mesure le PSG restent en embuscade.

A noter qu'un deuxième "burofax" est parvenu du côté du Barça ces dernières heures : émanant de Quique Setien, l'entraîneur qui a sauté suite à la claque infligée par le Bayern et la saison noire du Barça, il exige formellement que son ex-employeur lui signifie les termes de son licenciement. Ambiance...