Brésil - Argentine, l'apothéose attendue

MARACAÏBOLa finale que tout le monde attendait... Ce dimanche, l'Estadio José Pachencho Romero de Maracaïbo accueille un clasico en apothéose de cette Copa America 2007 (17 h au Venezuela, 23 h chez nous), devant 40.000 personnes. Le Brésil et l'Argentine s'affrontent en finale pour la dixième fois. L'Albiceleste, qui compte quatorze Copa à son palmarès (un record qu'elle partage avec l'Uruguay) a battu la Seleção ... huit fois. Mais le seul succès des Brésiliens sur les Argentins date de la dernière édition, au Pérou, à Lima en 2004, aux tirs au but. Et le pays de Maradona n'a plus soulevé le trophée depuis quatorze ans, quand un doublé de Batistuta avait permis au pays du tango de battre l'Équateur. Le sélectionneur de l'époque ? Alfio Basile... qui, depuis septembre, commande à nouveau à la destinée de l'Argentine !

Son équipe partira avec les faveurs des pronostics. Car le successeur de José Pekerman peut compter sur sa pléiade de stars, toutes au service du collectif. Devant une défense de fer (3 buts encaissés) - orchestrée par Zanetti, Ayala, Gabriel Milito et Heinze -, Veron et le revenant Riquelme (qui s'est refait une santé à Boca Juniors et devrait passer de Villareal, à qui il appartient toujours, à l'Atletico) forment une paire redoutable, soutien parfait aux artistes Crespo (l'Interiste est très incertain en raison d'une blessure à la cuisse), Tevez (qui, dès la finale terminée, prendra l'avion pour Manchester où l'attend une visite médicale avant de parapher son contrat à MU ), Diego Milito ou Messi. Le génie barcelonais a, ainsi, à nouveau crevé les écrans du monde entier grâce à un but de génie, en demi-finale contre le Mexique.

Gilberto Silva suspendu

Au Brésil, Dunga a été moins gâté que son homologue argentin : fatigués par leurs prouesses continentales et dissuadés par leur club, Ronaldinho, Kaká, Adriano et Ronaldo ont, entre autres, décliné le carton d'invitation. Qui plus est, Gilberto Silva est suspendu pour cette finale. Mais la Seleção a trouvé en Robinho un buteur en verve : 6 buts, Monsieur 50 %. Suffisant pour bousculer l'Albiceleste ? Pas sûr...

"C'est un grand clasico, un match unique. Tout peut arriver" , veut se persuader Dunga, qui joue peut-être sa place sur le banc lors du Mondial 2010.

"Le Brésil est toujours un candidat à la victoire quand il arrive en finale, jamais une surprise", résume Julio Baptista, l'attaquant d'Arsenal.

Mais les Argentins ont encore Lima à travers de la gorge." On en était reparti avec un goût amer, et nous sommes dans une grande période et nous le montrons à chaque rencontre" , prévient le défenseur argentin de l'Inter, Javier Zanetti.

Spectacle et suspense garanti...



© La Dernière Heure 2007