Samir Meriem, le frère de Camel, joue à Tournai

TOURNAI Samir Meriem a dû se poser des questions existentielles, lui, le frère de l'international Camel (certes, une seule fois repris chez les Bleus mais ce club est tellement sélect ...) quand il a constaté que Jean-Marc Varnier ne le faisait pas jouer et qu'il ne le reprenait pas dans le groupe de Tournai lors du premier tour.

"Je n'ai pas reçu ma chance, mais je ne me suis pas découragé, indique-t-il. Avant les vacances d'été, j'avais été blessé pendant trois mois si bien que je suis resté cinq mois quasiment inactif. Je n'étais donc pas au mieux physiquement. Le coach de l'époque a posé ses choix. À ces moments-là, on doute mais il ne faut pas lâcher pour autant. Je me suis toujours entraîné à 100 %, même si M. Varnier ne me reprenait pas dans le groupe. Avec l'arrivée de Thierry Pister, cela se passe mieux. Il a apporté davantage de professionnalisme. "

Formé à Sochaux dont il a intégré, à 19 ans, le noyau pro de Jean Fernandez quelques années après un frère à qui il rend trois ans et demi, il est parti à Nice quand son frère prenait le chemin de Bordeaux.

S'entraînant avec le groupe de Gernot Rohr, il a rongé son frein en CFA avant de connaître une période de six mois sans club malgré quelques tests en Angleterre. Après un passage en National à Yzeure, le Français de 25 ans prenait le chemin de Tournai.

"J'ai été agréablement supris par le niveau de la division 2 et l'engouement que suscite le foot dans votre pays, même en D2-D3. Je ne connaissais rien du foot en Belgique avant de venir ici grâce à un agréable concours de circonstances. Malgré tout, je ne regrette pas d'être venu. J'ai connu des galères mais ce sont justement ces moments difficiles qui peuvent vous aider à progresser. Beaucoup de gens me comparent à mon frère, alors que notre registre n'est pas le même, nous n'évoluons pas aux mêmes postes. Je n'ai pas son parcours mais je n'ai jamais lâché. J'espère que ça paiera. Je n'ai pas trente ans et n'ai pas encore enterré mes illusions. Camel, également, a connu des moments plus difficiles, avec une grosse blessure, notamment. Ce sont les bas qui doivent nous aider. Je l'ai souvent au téléphone, nous sommes proches. Du reste, avant de venir en Belgique, nous avions discuté de l'opportunité que je signe à Tournai. C'était une expérience à vivre."



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