Le patron du PSG, reconduit mardi au comité exécutif de l'UEFA à Montreux (Suisse) en tant que représentant de l'Association européenne des clubs (ECA), a expliqué dans un communiqué que toute proposition sans l'appui de l'instance européenne était "motivée par des intérêts personnels", alors que le PSG est l'un des seuls clubs, parmi les plus riches d'Europe, à ne pas figurer parmi les frondeurs de la Super League.

Le dirigeant a par ailleurs promis mardi de "rester avec les gens qui aiment le football", à la sortie du Congrès de l'UEFA, indiquant à plusieurs journalistes que sa "position est claire depuis le premier jour".

Quelques minutes plus tôt, le patron de l'UEFA Aleksander Ceferin lui avait adressé un chaleureux message de remerciement. "Avec votre aide, nous sauverons le football", avait lancé le dirigeant slovène.

Pochettino ne se mouille pas

Dans son communiqué publié dans la foulée, "NAK" a aussi réitéré son soutien à la réforme de la Ligue des champions pour la saison 2024-25, adoptée lundi par l'UEFA et qui renforce elle aussi la présence des plus gros clubs européens en C1, tout en augmentant le nombre de matches.

Le rôle de cet ancien joueur de tennis à la parole rare dépasse le PSG: ministre sans portefeuille, il a été l'un des hommes-clés de la candidature qatarie à l'organisation du Mondial-2022, et dirige le géant des médias beIN, l'un des diffuseurs de la Ligue des champions.

Le club parisien, qui vise ouvertement une victoire en C1 depuis que les Qataris en ont pris le contrôle en 2011, est pour l'heure resté loyal à l'UEFA, de même que les tenants du titre du Bayern Munich.

Le patron du club bavarois Karl-Heinz Rummenigge a d'ailleurs lui aussi été élu mardi au comité exécutif de l'UEFA, à la place du patron de la Juventus de Turin Andrea Agnelli, ancien proche de Ceferin qui a spectaculairement retourné sa veste en rejoignant les mutins.

Au même moment près de Paris, l'entraîneur du PSG Mauricio Pochettino a été interrogé en conférence de presse sur le sujet: "Nous allons voir ce qui arrivera dans les prochaines jours, semaines, mois. Quand nous aurons plus d'informations, nous pourrons donner un avis plus pertinent par rapport à notre responsabilité (d'entraîneur du PSG, NDLR)", a-t-il simplement répondu.