Éloigné des feux de l’actualité pendant une bonne semaine suite à la trêve imposée par les matches internationaux, Mons a retrouvé un peu de calme après un début de saison complètement raté et un bien pauvre bilan d’un point sur dix-huit. Une situation qui oblige les Dragons à négocier au mieux les deux prochaines parties face à Waasland-Beveren et à Malines sous peine de plonger le club dans une crise profonde.

Joueur exemplaire et toujours très lucide dans ses analyses, le défenseur central français Jérémy Sapina s’est penché, avec calme et honnêteté, sur le mauvais parcours actuel des siens.

Jérémy, que vous inspire la position de dernier de classe de Mons ?  

"Notre classement actuel est à mes yeux une surprise. On n’a pas livré une bonne période de préparation, mais cela ne m’inquiétait pas en vue du championnat. On avait vécu la même chose la saison dernière et notre début de campagne ne fut pas mauvais. Ici, nous avons été pris dans une spirale négative. Il faut vite changer la donne. Nous sommes encore au début de la saison et rien n’est encore définitif. Je veux tenir un discours positif car je demeure convaincu que nous allons réagir positivement. Mes paroles seraient bien différentes s’il ne restait que deux mois de compétition."  

Que manque-t-il pour que la machine se mette en route ?  

"C’est simple, une victoire avec la manière. Un petit déclic qui pourrait libérer les joueurs. Quand une équipe tourne bien, les joueurs ne se posent pas de questions. Ils évoluent en confiance et sont mentalement forts. On doit faire de même et cela, malgré notre situation. Jouons sans réfléchir, sans calculer pour savoir si ce qu’on fait est bien ou pas. Retrouvons un esprit d’initiatives et un collectif fort. La notion de plaisir doit aussi retrouver une place importante dans notre jeu."  

Manque-t-il des leaders dans le vestiaire qui tapent du poing sur la table pour sonner la révolte ?  

"Personne ne doit taper du poing sur la table. C’est un comportement à afficher si le groupe manque de volonté. Ce qui n’est pas le cas à Mons. On ne joue pas à l’économie et on mouille notre maillot. Nous avons des problèmes à résoudre pour afficher un meilleur rendement, mais la mentalité est présente. Vous savez, le football c’est notre métier. C’est en remportant des matches que je gagne ma vie. Je ne suis pas millionnaire."

Espérons pour Sapina et Mons que son discours soit compris et suivi par ses équipiers…