Alors que la saison dernière, Olivier Werner et Cédric Berthelin ont échangé pendant toute la saison les casquettes de n°1 et de n°2 entre les perches montoises, les choses sont plus claires depuis le départ du Français pour Ostende.

Sauf blessure, Olivier Werner entamera le championnat dans la peau du titulaire tandis que le jeune Montois (22 ans en août), Adrien Saussez, monté d’un cran dans la hiérarchie des derniers remparts de l’Albert, sera sa doublure. Une belle promotion pour un garçon qui n’a jamais ménagé sa peine.

Adrien Saussez, dans quel état d’esprit entamez-vous cette saison en tant que n°2 ?

"Je suis là pour travailler dur et faire sentir à Olivier Werner qu’il ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Mon partenaire est le titulaire désigné. Moi, je dois poursuivre mon apprentissage pour devenir un jour le gardien de l’Albert."  

Avez-vous été surpris quand Mons a prolongé votre contrat jusqu’en 2015 et vous a désigné n°2 ?  

"Franky Vandendriessche et Enzo Scifo ont tenu leur promesse. À l’entame de la saison 2012-13, Franky m’a fait comprendre que si je travaillais sérieusement il y aurait une récompense au bout du chemin. Ce n’était pas des paroles en l’air. Franky est un homme de parole. On l’a encore vu dernièrement quand il a repoussé l’offre du Club Bruges."

En quoi ce nouveau statut va-t-il changer votre manière de travailler ?

"Ma concentration devra être plus accrue lors des matches. Maintenant, je peux monter au jeu à chaque instant, ce qui n’était pas le cas avant. La saison dernière, je jouais régulièrement avec les Espoirs, ce qui ne sera plus le cas maintenant. Néanmoins, si je dois rester un long moment sur le banc, je vais demander pour redescendre une fois par mois avec les Espoirs pour garder du rythme et des repères."  

Beaucoup ont pointé votre taille, 1m82, comme un handicap pour réussir une carrière pro. Qu’en pensez-vous ?  

"À mes yeux, ce n’est pas grave de ne pas mesurer, comme la majorité des gardiens, 1m90. J’ai d’autres qualités à mettre en avant. Bien sûr c’est plus compliqué sur les sorties aériennes, mais c’est surtout une question de timing et de crainte à surmonter."  

Que vous ont apporté les deux titularisations de la saison dernière contre Courtrai et le Lierse lors des PO2 ?  

" Ce n’est pas assez pour me juger et cela même si on a gagné les deux matches (rires) . Je suis pourtant ressorti de ces parties avec un bon sentiment. J’ai fait mon boulot et mes équipiers semblaient satisfaits. Maintenant, l’expérience, il ne me sera possible de l’acquérir qu’en jouant régulièrement."

Mais en garçon lucide qu’il est, Adrien Saussez ne mettra pas la charrue avant les bœufs et continuera d’apprendre sérieusement le métier avant de revendiquer une place de titulaire...