La Tunisie affontait le Mali dans la première rencontre du groupe F. Le coup de sifflet final voyait le Mali s'imposer 0-1, grâce à un penalty converti par Ibrahima Koné. Seul souci dans cette histoire, le coup de sifflet final a été émis par l'arbitre Janny Sikazwe à la 89ème minute et 50 secondes, alors que plusieurs minutes de temps additionnel devaient encore se jouer. En colère, les Tunisiens ont eu beau essayer de raisonner l'arbitre mais il ne bronchait pas.

Cette erreur n'était d'ailleurs pas la seule de la rencontre. Cinq minutes plus tôt (85ème minute de jeu), l'arbitre avait déjà décidé d'arrêter la partie pour on ne sait quelle raison. Les membres de l'équipe tunisienne scandalisés ont alors porté réclamation au corps arbitral. Ils ont finalement obtenu gain de cause et la rencontre a quand même pu continuer. Deux minutes plus tard, un carton rouge très sévère était aussi adressé à un joueur malien.


Une fin de match rocambolesque qui s'est d'ailleurs poursuivie après la partie. L'arbitre a finalement accepté de reprendre la rencontre... vingt minutes plus tard, pour jouer les trois dernières minutes restantes. Sauf que les Tunisiens, déjà sous la douche, ne sont jamais remontés sur le terrain.


En ce qui concerne l'arbitre, Janny Sikazwe, il arbitre sa cinquième CAN. Il a également participé à la Coupe du monde 2018 et a arbitré des finales de coupes africaines des clubs.

Ce n'est pas la première fois qu'il est au centre d'une polémique. Lors de la CAN-2019, le sélectionneur du Sénégal Aliou Cissé avait dénoncé son arbitrage "catastrophique" lors de la défaite en phase de poules contre l'Algérie. Il lui reprochait notamment un pénalty non sifflé.

Il avait été suspendu après un match de Ligue des champions d'Afrique où il officiait, pour "suspicion de corruption", selon le communiqué de la CAF à l'époque. Mais faute d'éléments probants, cette suspension avait été levée, explique l'AFP. 


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