Dominique Leone a beau dire que son équipe a surtout manqué de réussite en ce début de saison, les chiffres sont là. Avec un maigre bilan d’un point sur neuf, les Dragons sont sous pression à l’aube d’un déplacement à Zulte Waregem qui leur a réussi ces dernières années (4 victoires et 2 défaites depuis 2006) mais qui n’inspire rien qui vaille vu l’état de forme des deux équipes.

Malgré les critiques qui se sont abattues sur l’Albert, Enzo Scifo n’a rien changé à ses habitudes. Plutôt que de réprimander, il s’est efforcé de dialoguer avec ses troupes afin de solliciter une prise de conscience quant aux lacunes du moment. Lorenzi, nettement moins autoritaire qu’à ses débuts, fut un de ses patients. "Je ne suis pas inquiet", souligne l’entraîneur de l’Albert, qui devrait apporter un changement à sa formation. "L’excellente première période face à Charleroi prouve que nous savons encore jouer au foot. Le problème, c’est que mes joueurs ne parviennent pas à se libérer comme ils le faisaient l’année dernière. Il y a un an, nous serions rentrés au vestiaire avec un avantage de trois buts."

Jusqu’ici, Enzo Scifo bénéficiait d’une exceptionnelle cote de popularité. Depuis deux semaines, des voix s’élèvent pour contester certains de ses choix. Une situation nouvelle qu’il gère de la façon la plus sereine qui soit. "La pression, je n’ai besoin de personne pour me la mettre. À Moucron, j’avais commencé avec un très mauvais bilan (NdlR : 2/21) avant un parcours exceptionnel. La seule différence avec la saison dernière concerne le taux de confiance. Croyez-moi : nous inverserons la tendance avec calme et sérénité. Et nous nous en trouverons tous grandis."

Pas né de la dernière pluie, Scifo connaît le calendrier qui l’attend. Au retour de Waregem, c’est la réception du Standard, puis un déplacement à Gand qui attendra son équipe. "En cas de bon résultat à Zulte, on ferait de nouveau peur au Standard. C’est comme ça que je vois les choses."