Silvio Proto a fait des miracles dans le but de l’Olympiacos contre Barcelone (0-0).

Si Anderlecht s’est planté mardi soir à Paris, l’honneur belge a été sauvé à Athènes où l’Olympiacos a tenu le Barça en échec (0-0). Un résultat presque miraculeux que les Grecs doivent en bonne partie à un imbattable Silvio Proto, auteur de plusieurs grosses parades. "L’arrêt le plus dur, c’était devant Suarez que je pensais hors-jeu. J’ai eu un double réflexe et avec un peu de réussite, le ballon n’est pas rentré", nous raconte-t-il.

Avez-vous réalisé, à 34 ans, l’un des meilleurs matchs de votre carrière ?

"C’est dans le Top 5 de mes meilleures prestations avec ce que j’avais fait à Arsenal, à l’Ajax ou à Dortmund avec Anderlecht. Et c’est peut-être la plus belle ambiance que j’ai vécue de ma vie. Nos supporters ont fait énormément de bruit et ça a surpris les joueurs du Barça. Ils étaient sifflés par absolument tout le stade dès qu’ils avaient le ballon. À tel point que j’en ai encore mal aux oreilles aujourd’hui (NdlR : mercredi) ."

Dans les journaux, vous aviez la meilleure cote du match, juste devant Lionel Messi.

"Oui, Messi a fait un super match. Il était à la base de quasiment toutes les actions. Je ne voulais surtout pas qu’il marque. Il m’avait mis un coup franc à l’aller il y a deux semaines. Il a encore eu un bon coup franc cette fois mais j’ai réussi à sortir le ballon. Je suis content."

Comment ont joué les autres Belges de l’Olympiacos ?

"Super bien ! Mehdi (Carcela) a été extraordinaire, il courait partout. Vadis (Odjidja) et Björn (Engels) étaient terribles aussi. Et Guillaume (Gillet) est très bien monté au jeu. Toute l’équipe a fait un grand match. On a aussi des occasions pour marquer. Malheureusement, la troisième place est quasiment impossible à aller chercher. Il faudrait faire un 6 sur 6 contre le Sporting et la Juventus…"

En championnat, l’Olympiacos est aussi en difficulté (5e à 5 points du leader après 9 journées).

"Oui mais ce match contre le Barça peut nous lancer. On n’est pas largué et on veut toujours gagner ce titre. C’est l’unique objectif. On a des difficultés quand on affronte des équipes regroupées en championnat. Contre Xanthi, on a les occasions pour gagner 0-7 et au final, c’est 1-1. Le scénario s’est souvent répété. À cause de ça, Besnik a été viré. C’est vraiment dommage."

Vous avez encore eu un contact avec lui ?

"Oui, il reste philosophe. Il sait que la pression est énorme en Grèce, bien plus qu’en Belgique. Le coach est vite dehors ici. On était tous tristes de le voir partir mais on sait qu’il va rebondir. C’est un bon coach !"

De votre côté, vous semblez heureux à l’Olympiacos.

"Je suis arrivé comme deuxième gardien et je suis titulaire aujourd’hui. J’avais besoin de retrouver des objectifs pour retrouver mon meilleur niveau. À Ostende, ce n’était pas le cas. J’avais plus à perdre qu’à gagner. Je remercie vraiment Besnik de m’avoir fait venir ici."