Aucun répit pour les joueurs d'Albert Cartier, actuellement en stage dans les Vosges

envoyé spécial en france thibaut hugé

LA BRESSE D'un côté, un Karaca éprouvant les pires difficultés à garder l'équilibre sur un épais manteau neigeux. De l'autre, un Grégoire Neels en capitaine à l'allure plutôt fière et sûr de son coup de bâtons en main. La journée d'hier a, une nouvelle fois, débuté en force pour les joueurs de Tubize avec près de trois heures d'efforts en ski de fond.

Que ce soit sur la neige, en parcours aventure ou dans une randonnée nocturne en raquettes, cette deuxième journée de stage dans les Vosges, à La Bresse, pour l'AFC Tubize a réservé de nouvelles grosses émotions et, au final, bien peu de répit aux joueurs d'Albert Cartier, lequel aime à faire découvrir une région où il a grandi puisque Vagney, son village d'origine, n'est situé qu'à une quinzaine de kilomètres du chaleureux gîte des Sang et Or .

Mardi déjà, les Brabançons avaient quitté leur chambre, où ils séjournent par trois, l'espace de douze heures et pris part à près de huit heures d'activités sportives. "J'ai dû attendre 32 années pour vivre pareille expérience", n'hésite pas à lancer Alan Haydock.

"Après une période de trêve, la volonté est de remettre tout le monde à niveau d'un point de vue athlétique", commente le coach tubizien.

L'accent est également mis sur le team building dans un groupe où l'ambiance est pourtant déjà au beau fixe depuis l'entame de la saison. "De ce point de vue-là, on est reparti dans la continuité de notre premier tour" , note Grégoire Neels. "Ce qui est sûr, c'est qu'on va être au top physiquement pour la reprise du championnat. Il faut simplement espérer que l'on ait droit à un petit peu de repos au retour en Belgique."

L'aspect mental est un autre élément incontournable de ce type de séjour à l'étranger, dans un environnement qui pousse chacun à dépasser ses limites. "Les joueurs, même confrontés à des pratiques sportives encore inconnues, découvrent qu'ils sont capables de réaliser des choses qu'ils pensaient insurmontables pour eux", ajoute encore Albert Cartier. "Voyez Thiago et Santiago qui n'avaient jamais vu la neige et qui furent pourtant loin d'être largués skis aux pieds."



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