Les fédérations africaines ont loué Blatter pour avoir favorisé l'organisation de la coupe du monde en Afrique


JOHANNESBURG L'actuel président de la Fifa Sepp Blatter, candidat à sa succession pour un quatrième et dernier mandat, a reçu samedi le "soutien total" des quatre principales fédérations africaines de football en vue de l'élection prévue le 1er juin à Zurich.

Le président de l'Union des fédérations de football d'Afrique centrale (Unifac) Mahomed Iya a lu une déclaration de soutien, à l'issue d'une réunion à Johannesbourg sur le bilan de Coupe du monde de football 2010 à laquelle participait M. Blatter.

"Les fédérations nationales de plusieurs régions d'Afrique dont la Cosafa (Confédération de football d'Afrique australe), la Cecafa (Fédération de l'Afrique de l'Est et du Sud), l'Ufao (ouest) et l'Unifac (centre), réunies à Johannesbourg (...) apportent leur soutien total à la réélection à M. Sepp Blatter", a lu M. Iya.

Auparavant, M. Blatter s'était dit confiant sur sa réélection, assurant que l'objectif de sa venue n'était pas de chercher des votes.

"Je suis confiant, surtout après le soutien des fédérations rassemblées ici", a-t-il déclaré, avant la lecture de la déclaration.

Il a par ailleurs précisé que la coupe du Monde 2010 avait enregistré un retour sur investissement record de 144 millions de dollars (environ 106 millions d'euros) pour 70 millions de dollars (52 M EUR).

Selon lui, une part de ces bénéfices sera versée à un fond chargé de favoriser le développement du football.

Les dirigeants des fédérations africaines ont elles loué M. Blatter pour avoir favorisé l'organisation de la coupe du monde en Afrique, soulignant que l'événement avait permis d'améliorer l'image du continent.

"Tout le continent a bénéficié des retombées de la Coupe du monde. Nous voyons plus de ressources, ce qui va nous permettre de développer les talents dans le football", a affirmé le président de la Cecafa Leodegar Tenga.

Sepp Blatter, 75 ans, élu pour la première fois à la tête de la Fifa en 1998, a pour seul adversaire le milliardaire qatari Mohammed Bin Hammam, 62 ans, président de la Confédération asiatique.

Pour être élu président de la Fifa, dont le mandat est de quatre ans, un candidat doit avoir une majorité des votes des 208 pays membres. L'Afrique, avec 53 votes, pourrait arbitrer un scrutin que Blatter estime "ne pas pouvoir perdre" et que Hamman voit à "50-50".

© La Dernière Heure 2011