"En Coupe, il faudra juste jouer et gagner pour empocher un trophée. En championnat, on est aussi dépendant des résultats des autres" , résume Momo Sarr

SCLESSIN À peine attablé, voilà Mohamed Sarr se cognant le genou à la barre transversale du bureau. "Je suis habitué à recevoir des coups ", plaisante-t-il, tout en ajoutant : "Mais je crois tout de même que j'en délivre plus que je n'en reçois."

Toujours souriant et affable, le défenseur central a suivi la qualification de mercredi depuis les tribunes, suspension oblige. "Remaniée, la défense a su conserver le zéro face à une phalange anversoise pressant toujours assez haut. Donc, rien à leur reprocher."

Pourtant, deux inhabituels (Coelho dans l'axe et Oussalah à gauche) avaient les clés de l'arrière-garde. "Je me mets aisément à la place de Coelho dont la tâche est difficile : une fois le rythme acquis, il est sorti du onze. J'ai vécu cela l'an dernier. Le tout est de répondre présent aux moments opportuns et de faire preuve de patience. Il recevra un jour une récompense, il sera primé."

Pas dimanche normalement puisque les Rouches retrouveront leurs titulaires habituels que sont Dupré et Sarr. Lors de la défunte saison, le dernier nommé n'appartenait pas à la catégorie des hommes de base de Dominique D'Onofrio. Pourtant, l'occasion lui avait été offerte de croiser la route de Roulers lors des deux confrontations (deux fois 0-0).

"C'est à Roulers que nous avons perdu le titre l'an dernier. Pas à Anderlecht"

Seul Geraerts présente pareille caractéristique. "Ne me parlez pas de cette équipe flandrienne ! Le match là-bas constitue un détestable souvenir bien inscrit dans mon esprit. Cette phalange nous pose toujours de sérieux problèmes et, chez eux, leur gardien (NdlR : Biebauw) avait littéralement sorti un match de grande classe. C'est au cours de ce duel, et non après Anderlecht, que nous avons vraiment abandonné nos espoirs de titre !"

Voilà bien deux adversaires qui vont accompagner les Liégeois au cours des prochaines semaines. Les Mauves et les Rouches vont, en effet, se croiser à trois reprises. "Défier Anderlecht en demi ne me gêne aucunement car je préfère toujours me frotter à des grands attaquants. Puis, de manière collective, nous avons toujours assuré face aux formations du haut du tableau. Enfin, jusqu'à présent, nous n'avons eu comme adversaire que des cercles de D2. Or, pour empocher un trophée, il faut se payer le scalp d'une grande équipe. Ce n'en est que plus valorisant. On ne va pas enterrer le championnat car le sport réserve parfois des surprises mais il y a tellement longtemps que le Standard n'a plus saisi de trophée que la Coupe est le chemin le plus direct. En championnat, il faut jouer, gagner et regarder les autres. Pour la Coupe, jouer et... gagner suffit."



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