"Le grand problème est celui de la viabilité", a estimé l'administrateur délégué nerazzurro Giuseppe Marotta sur DAZN, avant le match contre l'Hellas Vérone.

"C'est un modèle qui ne fonctionne pas, qui ne donne pas de garanties suite à la pandémie de Covid qui a affecté les revenus. J'espère qu'au lieu de se battre, et ne parler que d'instruments financiers, on pourra parler de réforme du football, à travers différents formats", a ajouté le dirigeant de l'Inter, qui a annoncé mercredi son retrait du projet après l'abandon des clubs anglais.

"Nous sommes dans un moment tragique du football", a ajouté M. Marotta, alors que les trois clubs italiens impliqués dans le projet (Inter, Milan et Juventus) sont dans le collimateur des autres clubs de Serie A.

Selon la Repubblica, onze clubs ont écrit samedi à la Ligue italienne afin de réclamer une assemblée en urgence pour "analyser les actes graves des clubs et de leurs dirigeants et les conséquences en découlant".

"Nous n'avons rien reçu et nous n'en connaissons pas le contenu", a répondu M. Marotta au sujet de ce courrier.

Du côté de la Juventus, le président Andrea Agnelli, l'un des principaux instigateurs du projet avec son homologue du Real Madrid Florentino Perez, est "serein", a assuré le directeur sportif Fabio Paratici.

"Les réactions violentes apparues après l'annonce de la +Super League+ ont détourné l'attention des causes et du pourquoi des propositions qui ont été faites", a-t-il ajouté sur Sky, avant le match des Bianconeri sur le terrain de la Fiorentina.