Axel Witsel et la boxeuse Sanae Jah en sont les parrains. "Quand j'étais plus jeune, le racisme était déjà présent dans la société, je l'ai vécu et ça s'est propagé au monde du sport et dans mon entourage également. Il y a 10 ans, je l'ai encore subi en foot en salle", a confié vendredi Thierry Witsel, à l'occasion du lancement de la première action de l'association.

Des structures actives dans la lutte contre le racisme et les discriminations s'associent à "Stop Racism In Sport", à savoir Les Territoires de la mémoire, Unia (Centre interfédéral pour l'égalité des chances), le Panathlon Wallonie-Bruxelles et le think tank Sport et Citoyenneté.

"Le racisme et l'intolérance sont une réalité dans le monde du sport, notamment le football, et dans la société en général. Ce qui se sait moins, c'est que c'est aussi une réalité dans le sport amateur. Trois dossiers sur quatre que nous ouvrons portent sur des faits de racisme et d'intolérance dans le monde du football", souligne Patrick Charlier, directeur d'Unia.

Au-delà de l'appel à la mobilisation du monde sportif, tant professionnel qu'amateur, "Stop Racism In Sport" appelle également au soutien du grand public dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, le 21 mars. Sportifs et citoyens sont ainsi invités à signer une charte condamnant toutes violences verbales ou physiques, individuellement ou collectivement, visant à stigmatiser autrui sur base de l'origine et les préférences philosophiques.