S'il a eu une belle carrière foot balistique, Nicolas Anelka n'a jamais été à l'abris des polémique tout au long de son activité dans le monde professionnel. Dans la série qui lui est consacrée par Netflix, "Anelka l'Incompris", l'ancien joueur de Chelsea est d'ailleurs revenu sur plusieurs épisodes qui avaient fait grand bruit à l'époque, dont cette fameuse "quenelle" qu'il avait réalisée après avoir marqué un but sous les couleurs de West Bromwich Albion face à West Ham en 2013..

Le geste avait été très mal perçu outre-manche et Nicolas Anelka s'était vu contraint de payer une amende de 100.000 euros à la Fédération anglaise de football et il devait également s'acquitter d’une suspension de cinq matchs, 7 ans après les faits, l'ancien international français affirme ne pas avoir eu connaissance, à l’époque, de la dimension antisémite du geste de la "quenelle".

“J’habitais à Birmingham, je n’avais pas la télé française. J’avais internet, oui, mais franchement, je n’ai pas calculé. Et à ce moment-là, je n’étais pas au courant de ce qu’il se passait”, explique-t-il. Mais pourquoi avoir réalisé un tel geste alors ? L'attaquant s'explique et se défend. Il évoque un manque de respect de son manager de l'époque, Steve Clarke, qui l'avait sorti lors d’un match à la 70e minute.

“C’est un peu moi la star de l’équipe. J’ai fait la pré-saison, j’ai marqué tous les buts. Et quand tu me sors là, ça veut dire que tu veux montrer au public que l’attaquant n’a rien foutu, donc c’est un manque de respect. Je reviens dans le groupe et lors de mon premier match après le départ de Steve Clarke, je marque. Et donc je fais cette célébration-là. Les gens ne savent pas parce que je n’ai jamais voulu parler de Steve Clarke, mais quand je fais la quenelle, c’est pour lui. T’étais là, tu ne m’as pas utilisé. Dès que t’es parti, regarde, je joue et je marque. Tiens, prends-la, là où je pense.”

Qualifiée de “salut nazi inversé” par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme et de geste homophobe par d’autres, la "quenelle" était au coeur d'une vive polémique en France en 2013. Celui qui a rendu célèbre ce geste n'est autre que l'ancien humoriste, Dieudonné, qui a toujours définit la quenelle comme étant un "symbole d'insoumission au système". 

Sept ans plus tard, Nicolas Anelka se défend de n’avoir “aucun antécédent avec les juifs. Pourquoi je vais penser aux juifs après un but? Pourquoi? (...) Ils l’ont dit eux-mêmes, je ne suis pas antisémite. Donc à partir du moment où je ne suis pas antisémite, ça y est c’est fini. L’histoire est finie.”