Germinal Beerschot - Mons. Marco Ingrao est heureux de revenir dans l'équipe pour le sprint final

MONS C'est son quatrième ou cinquième retour dans l'équipe cette saison. Un parcours qui, forcément, n'aura pas été le plus tranquille de sa jeune carrière.

Marco Ingrao, qui s'était claqué lors de la venue de La Louvière, est néanmoins gonflé à bloc au moment d'aller défier le Germinal Beerschot au Kiel: «Je me sens bien mieux. Physiquement, je vais tenir le coup. Je me suis entraîné normalement cette semaine et je suis prêt à me donner à 100%. On a besoin d'un maximum de points pour se sauver et on va aller les chercher.»

Dans son analyse, le Liégeois inclut tous ceux qui sont certains d'aller voir ailleurs après le déplacement à Anderlecht, lors de l'ultime journée de championnat. Marco Ingrao, lui, est encore sous contrat pour deux ans.

«C'est évident qu'avec un contrat qui court encore, on est très motivé à l'idée de maintenir le club en D 1. Mais les autres ont la même envie que nous. Ça se voit qu'ils veulent bien faire. Selon moi, c'est parce qu'ils ont du respect pour le président de l'Albert et pour tous les efforts qu'il consent pour que Mons se maintienne.»

Le groupe a toutefois été surpris lundi matin quand il a perdu son coach.

«On a été un peu perturbé au début mais ça s'est calmé en fin de semaine. On se concentre maintenant sur le match de demain. C'est un avantage d'avoir maintenant le tandem Wintacq-Suray car le premier connaît bien le grou- pe et le second était carrément dedans. Ça ne pose aucun problème de prendre notre ancien capitaine au sérieux. De toute manière, quand il était dans le vestiaire, il donnait déjà son analyse de la situation et on l'écoutait.»

Un peu d'incompréhension persiste toutefois au sein du groupe quant aux raisons du limogeage de Jos Daerden.

«Pour moi, M. Daerden nous donnait la motivation à chaque match. C'était aux joueurs à se donner davantage. Il y a eu ce problème avec le président, et cela ne nous regarde pas. Mais le groupe a intérêt à montrer un autre visage au GBA s'il ne veut pas qu'on pense que le président s'est trompé de cible...»

Le GBA, justement, est une équipe qui ne réussit pas très bien aux Dragons.

«On s'est, en effet, incliné deux fois cette année mais je n'étais sur le terrain que lors du match de Coupe de Belgique au mois de janvier. Ce soir-là, nous ne pouvions en vouloir qu'à nous-mêmes car nous avions été mauvais. Ce que j'en retiens, c'est que la formation anversoise est une équipe tout à fait à notre portée. C'est certain qu'il ne faudra pas les laisser jouer car ils sont très dangereux en attaque. On doit construire le plus vite possible. Et ne pas rater trop d'occasions. On est tous conscients que les matches qui restent sont très importants mais celui-ci l'est peut-être encore plus. On doit le gagner, et qui dit qu'on ne prendra pas un point ou trois contre Bruges?»

À chaque jour suffit sa peine...

© Les Sports 2005