Le Brésilien d'Anderlecht a six mois pour convaincre : "Ce n'est pas énorme mais je donnerai le maximum"

ANDERLECHT Cela fait désormais dix jours qu'Anderlecht a repris les entraînements. Triguinho s'est confié, dans le portugais chantant parlé par les Brésiliens, sur sa première semaine en Belgique.

Triguinho, comment se passe votre intégration ?

"Bien, je suis assez content. J'ai l'impression d'avoir déjà appris beaucoup de choses depuis que je suis arrivé. Sur le terrain, mes équipiers font en sorte que je m'intègre au mieux. Filip (De Wilde) parle portugais, cela me facilite beaucoup la tâche. Mbo parle lui aussi ma langue. Je comprends aussi les Argentins quand ils parlent espagnol..."

Vous avez déjà commencé à apprendre le français ?

"Non mais j'ai hâte de commencer les leçons. Car la barrière de la langue est encore la seule chose qui rende mon adaptation difficile... Pour l'instant, j'arrive à comprendre la plupart des instructions, j'observe beaucoup. Mais je serai soulagé quand je pourrai vraiment communiquer."

"Le team building m'a permis de vaincre ma timidité"

Les entraînements, ici, sont-ils fort différents de ceux au Brésil ?

"Oui ! Là-bas, tout est basé sur le ballon. Ici, on travaille surtout la force physique. C'est un changement important. Mais j'avais déjà connu cela lors de mon année passée en équipe réserve à Barcelone. Cela ne me fait pas peur. Je vais travailler dur et m'adapter."

Votre contrat initial ne dure que six mois. Cela ne vous met-il pas trop de pression sur les épaules ?

"C'est vrai que c'est un laps de temps assez court pour convaincre et réussir dans un club comme Anderlecht. Mais je donnerai le maximum et je suis convaincu que je peux y arriver. Dès que ma chance arrivera, je devrai la saisir. Je suis confiant..."

Vendredi dernier, vous avez dû chanter sur un podium lors du stage de team building...

"Ce n'était pas facile, étant nouveau dans le groupe. Mais je l'ai fait et cela m'a permis de vaincre ma timidité. Je dois dire que j'ai été assez étonné quand j'ai vu la nature des activités de team building. Je n'avais jamais vu ça !"

D'autres choses vous ont-elles surpris en Belgique ?

"Au niveau du football, j'ai été étonné par le fait qu'on passe toute la journée au club. Au Brésil, on se contente de demi-jours. Dans la vie quotidienne, j'ai été surpris par... le climat. Il y a beaucoup de vent et de pluie. Et tout le monde porte des vestes, alors qu'on est en juillet ! Mais je m'y fais et j'aime beaucoup ma nouvelle vie. Bru- xelles est très différente de Sao Paulo ou de Barcelone. Le plus important, c'est que ma femme et ma fille y sont heureuses..."



© La Dernière Heure 2007