Un moment de grande émotion

Football

Paul-René Henrard

Publié le

Dernier hommage vibrant à Régis Genaux

BEAUFAYS Hier, l'office des funérailles de Régis Genaux a eu pour cadre la petite église Saint-Jean de Beaufays qui jouxte l'Abbaye dans un site classé d'une grande sérénité. Une foule considérable s'était réunie pour applaudir une dernière fois un homme qui aura laissé peu de personnes insensibles. L'émotion suscitée par la perte d'un être est plus vive, lorsqu'il est cueilli à la force de l'âge.

"C'est trop tôt, comment est-ce possible ?" n'a-t-on eu cesse d'entendre. "Tu avais toute ta vie devant toi" , dira un enfant et pour ajouter au tragique de la circonstance d'une mort subite "quand on t'a vu par terre, on a cru que tu nous faisais encore une blague. "

C'est dans la bouche des enfants, celle d'où ne sortent que des vérités que les témoignages les plus poignants ont été entendus. Des copains et copines d'école du Sartay que Summer (11) et Mathias (5) Genaux fréquentent à Embourg, ont mis en lumière un trait particulier du caractère de Régis Genaux, ignoré du grand public. Régis, papa poule, adorait les gosses et ceux-ci lui rendaient bien. Plusieurs camarades de classe de Summer et Mathias ont évoqué les fêtes organisées à son domicile et les parties de rigolade. Il a été question de barbecue, de choucroute, de glaces de chez Gérard, de piscine, de vacances en Espagne ou à la mer du Nord que Régis avait en sainte horreur. Il aimait le soleil.

Le passage à Udine dans les contreforts des Alpes fut à l'origine de son amour pour l'Italie. Devenu parfait bilingue, il avait accueilli plusieurs amis liégeois dans sa villa au pied des montagnes. Du voyage en Italie chez lui, Ali El Mekkedem se rappelle avec une grande émotion.

"Régis, surnommé Il Quercia (NdlR : le Chêne), s'était pleinement fondu dans un décor qu'il adorait, cuisine et vins y compris. Il a sans doute vécu, là, les plus beaux moments de sa vie. Ce n'est pas pour rien que la nouvelle de son décès a franchi si vite samedi les Alpes qu'il adorait. Dès dimanche, à Inter-Udinese, les joueurs d'Udine portaient un brassard noir. Je quitte le cimetière de Robermont et tous les gosses qui l'aimaient étaient là et jouaient sur les pelouses. Cela, c'était Régis. "



© La Dernière Heure 2008

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