Victime d'un malaise cardiaque, Constant Vanden Stock se rétabli progressivement sous le regard de son fils

BRUXELLES Il a suffi que Roger Vanden Stock procède à l'annulation de plusieurs rendez-vous pour que la rumeur, tout de suite, fasse état d'un grave problème qu'aurait rencontré son père. Constant Vanden Stock, c'est vrai, il y a une dizaine de jours de cela, a fait un infarctus qui a nécessité son hospitalisation. Mais au fil des jours sa santé n'a fait que s'améliorer au point que les médecins se proposaient, hier, de lui permettre de retrouver son domicile. Preuve que l'ex-président du Sporting s'est bien remis de son malaise cardiaque, lui qui avait déjà été victime, en décembre d'une thrombose. Le genre d'incident qui, surtout quand comme lui, on se propose de fêter ses 92 ans, ne se guérit pas en quelques jours, ce qui justifia ses absences, remarquées, dans la tribune officielle de son club.

Philippe Collin:

«Des joueurs qui ont faim»

Philippe Collin, le secrétaire général du club, a lui aussi, bien sûr, pris des nouvelles de la santé de son oncle. Pas plus tard que mercredi il lui a d'ailleurs rapporté ses impressions liées à son voyage en Argentine où, en compagnie de Herman Van Holsbeeck, il a visionné plusieurs joueurs et entamé des transactions avec d'autres. «Seule certitude, nous ne ferons plus signer à Anderlecht que des joueurs qui ont faim. Ceux dont on devine qu'ils ne sont intéressés que par l'aspect financier d'un transfert, ne viendront jamais à Anderlecht. Dans notre esprit, aujourd'hui, la mentalité du joueur est une clef essentielle à un éventuel transfert. Celle qui habite l'Argentin Leiva m'est apparue exemplaire. Lui, il brûle de venir chez nous car il veut réussir et prouver que son expérience mexicaine, qui avait tourné court, n'est due qu'à un conflit avec l'entraîneur de cette équipe. En fait, il me fait furieusement songer à Frutos par son parcours et son état d'esprit!»

S'il témoigne de la même efficacité, Anderlecht aura fait, c'est évident, un bon choix. Un choix qui ne sera d'ailleurs pas le dernier! «Mais d'abord nous devons savoir qui, dans notre noyau actuel, va s'en aller. Ce n'est qu'alors, lorsque nous connaîtrons le montant financier dont nous disposerons, que l'on pourra accélérer les négociations.»

En clair, la direction du Sporting attend de savoir à quoi s'en tenir avec le transfert de Vincent Kompany pour (re) commencer à bouger. «Il y a une chance sur deux qu'il s'en aille à Lyon. Mais pour que la transaction ait lieu, il faut d'abord que le président et l'entraîneur du club s'expriment sur la question puis prennent langue avec nous. Rien de tout cela ne s'est encore produit, contrairement à ce que certains ont cru pouvoir affirmer...»

© Les Sports 2006