Le Mexique, l'autre équipe lésée ce dimanche


JOHANNESBOURG Javier Aguirre avait réservé quelques surprises. Marquez reculait en défense, au détriment de Moreno, tandis qu’en pointe, Javi Hernandez relayait Franco. Carlos Vela, lui, démarrait finalement sur le banc, à charge pour Batista d’occuper le flanc gauche. Du côté argentin, Otamendi était préféré à Gutierrez au back droit, tandis que Maxi Rodriguez était titularisé.

D’entrée de jeu, le dispostif tactique mexicain autour de Lionel Messi faisait son œuvre. Bien entourée, sevrée de ballons, la Pulga devait systématiquement décrocher bas pour toucher le cuir. Offensivement, la Tri se procurait deux belles occasions : la frappe des 30 mètres de Salcido (8e) s’écrasait sur la transversale, alors qu’une minute plus tard, Guardado fit admirer sa jolie patte gauche, mais son envoi passait de peu à côté. Constamment en recherche de solutions, les Argentins n’en menaient pas large, au point de susciter l’agacement de Maradona.

La première ouverture lumineuse de Messi (26e) fut la bonne pour l’Argentine : Tevez butait sur la sortie du gardien Perez, mais le Catalan faisait à nouveau sauter le cuir que Tevez, en position flagrante de hors-jeu, poussait au fond des filets (1-0). Les palabres autour de l’assistant de Roberto Rosetti n’y changeront rien, le but était finalement accordé.

Tout était plus facile dès lors pour l’Albiceleste, d’autant plus qu’une terrible approximation d’Osorio permettait vite à Higuain (32e) de doubler la mise (2-0). Le match était plié, d’autant plus qu’à la reprise, Tevez (53e) décochait une frappe puissante imparable (3-0).

Malgré l’adversité, les courageux Mexicains repartaient vers l’avant. Mais le superbe enchaînement de Javi Hernandez, ponctué d’un tir en pleine lucarne (3-1) n’allait pas suffire à rendre le sourire aux Aztèques. L’élimination est encore plus amère que celle subie en 2006, face à ces mêmes Argentins…

Edgar Makanga

© La Dernière Heure 2010