En clôture de la 35e journée de la Ligue 1, Lyon se déplaçait à Monaco avec Jason Denayer titulaire mais contraint de sortir à la demi-heure jeu, blessé. Au terme d'une rencontre à rebondissements, l'équipe entraînée par Rudi Garcia, réduite à dix à la 70e minute (exclusion de Maxence Caqueret), s'est finalement imposée 2-3. Mais ce que les observateurs retiennent du choc entre le 3e et 4e du championnat, c'est la bagarre qui a valu l'exclusion de quatre joueurs après le coup de sifflet final.

Alors que l'arbitre du soir, Monsieur Turpin, sifflait la fin de la partie et entérinait la victoire lyonnaise sur le Rocher, une bagarre générale éclatait entre Lyonnais et Monégasques. Plusieurs insultes et bousculades sont alors échangées. Une échauffourée qui coûte cher aux deux équipes avec deux exclus de chaque côté : Williem Geubbels et Pietro Pellegri pour Monaco et Mattia de Sciglio et Marcelo pour Lyon. S'il est difficile de savoir qui a allumé la mèche, les esprits étaient déjà chauds avant de se retrouver dimanche puisqu'ils venaient de s'affronter en Coupe de France il y a dix jours, et les Monégasques n'avaient déjà pas apprécié l'attitude des Gones.

Après le match, Jean-Michel Aulas, président de Lyon, s'est présenté au micro de Canal + pour évoquer cette fin de rencontre très tendue. "On n'avait aucune raison de se faire agresser comme ça a été le cas, explique-t-il. Les deux gamins de Monaco sont venus nous agresser. Geubbels devrait faire attention. Franchement ce qu'il a fait n'est pas bien." Avec la blessure de Denayer et les trois cartons rouges reçus ce dimanche, les Lyonnais sont déforcés pour cette fin de saison. "On n'a plus de joueurs, avec Depay et Caqueret suspendus, mais aussi Denayer blessé. On se retrouve malheureux alors que nous n'y sommes pour rien. Je sais que Turpin a reçu des louanges de la part de Monaco mais ce n'est pas normal. On n'a pas de chance avec l'arbitrage", a fulminé Aulas. 

Au classement, Monaco reste troisième (71 points) devant Lyon (70 points) mais a dit adieu au titre suite à cette défaite.