Forschelet marqué par le soutien des siens

TUBIZE La prochaine fois, Gérald Forschelet examinera avec encore davantage de soin sa garde-robe à l'heure de se rendre à un match. Ou il restera en training après avoir pris sa douche. Entre les compliments pour ses vingt grosses minutes prestées, les signes de consolation pour sa blessure, on ne lui parlait que de sa chemise mise en lambeaux par Dufer, Neels et Barisic après le but du premier nommé.

Mais ce n'était qu'anecdotique. Frappant la pelouse de la main, le Français, quelques dizaines de minutes avant, montrait avec véhémence toute sa rage : alors qu'il recevait sa chance, lui qui n'avait plus joué en championnat depuis fin août, une pointe à la cuisse l'empêchait de continuer. "Albert Cartier m'a demandé de mordre sur ma chique, mais c'était impossible , indique-t-il. Ce n'est pas à cause d'un coup que je me suis fait mal. C'était tout seul en courant. Je crains une déchirure qui m'écarte des terrains jusqu'en janvier."

Un terrain qu'il devrait retrouver toujours au même endroit. "Bien sûr, comme je ne jouais pas, j'ai envisagé de partir. J'avais même un contact sérieux. Mais Albert m'a réconforté, dit que j'avais bien joué, que je lui avais démontré mes qualités et qu'il comptait fermement sur moi comme titulaire quand je serai rétabli."



© La Dernière Heure 2008