Les Rouches réussissent généralement bien au Carolo
du Brussels, Christ Bruno

MOLENBEEK En trois confrontations officielles en D 1 entre le Brussels et Standard, les Molenbeekois se sont imposés deux fois pour une aux Liégeois. Mais là s'arrêtent le côté positif des choses pour Christ Bruno et ses équipiers. Tout plaide en faveur des leaders. Eux qui surfent sur la vague du succès alors que les pensionnaires du stade Machtens seraient plutôt dans le creux. «Notre situation me déplaît», avoue Christ Bruno. «Tout professionnel doit se fixer des objectifs. On les avait atteints jusqu'à la trêve hivernale. Depuis, on se plaît à remettre en cause la crédibilité que nous avions gagnée. Les raisons? Si on les connaissait, on pourrait remédier à nos soucis. J'espère que tout le monde a envie de redresser la barre car il nous revient de bien préparer notre prochaine campagne via une bonne fin de saison.»

Le défenseur latéral carolo fait déjà partie des anciens de la maison. On le sent très concerné par le sort de ses couleurs. «Et comment! En l'espace de quatre saisons, j'ai tout connu avec le Brussels. Ceux qui ne sont pas concernés doivent rester chez eux! Vis-à-vis du club, des dirigeants et des supporters, on n'a pas le droit de bâcler notre fin de parcours. À la reprise, on avait fait de la cinquième place notre but. Aujourd'hui, on se trouve dans le peu glorieux ventre mou.»

À l'image de l'équipe, notre interlocuteur ne retrouva jamais au second tour le rythme qui était le sien lors de la première moitié de la compétition. «Blessé, j'ai commis l'erreur de vouloir revenir trop vite. J'ai livré l'une ou l'autre mauvaise prestation et l'entraîneur m'a logiquement privé de mon statut de titulaire. Je suis du genre à pouvoir faire mon auto-critique.»

Il fait aussi partie de ces éternels insatisfaits. «Si l'an dernier, le club m'a offert un nouveau contrat portant sur deux saisons, c'est que je le méritais. Ce contrat, il faut le mériter tous les jours. J'ai rejoint l'élite sur le tard et je monte avec le sourire tous les jours dans ma voiture pour rejoindre le stade. Je pense régulièrement à mon ami Nicolas Flammini qui n'a pas connu la même réussite que moi ou à ces très nombreuses personnes moins chanceuses que moi qui se rendent tous les jours à l'usine; je les respecte d'ailleurs grandement.»

En bon Carolo (d'origine), Christ Bruno n'aime pas trop le Standard, un club qui lui réussit plutôt bien. «Ce but inscrit sur coup franc en août 2004 qui scella notre premier succès en D 1 constitue l'un de mes meilleurs souvenirs. Ce dimanche, nous serons dans la peau de joueurs qui ont tout... à gagner. Tentons de nous faire plaisir. Pour cela, il faudra ne pas trop réfléchir, rejouer de façon naturelle comme on l'a si bien fait au premier tour.»

© Les Sports 2006