Le gardien gantois n'est pas près d'oublier le 4 septembre 1999 avec le match nul (5-5)à Pays-Bas - Belgique

CRAINHEM Le face-à-face de ce soir entre la Belgique et les Pays- Bas devrait faire revivre certains souvenirs dans la tête de Frédéric Herpoel, la doublure de Geert De Vlie- ger dans la cage de notre équipe nationale. En effet, c'est le 4 septembre 1999 contre les Hollandais que l'actuel gardien de La Gantoise a fêté sa première cape sous la vareuse des Diables Rouges. Une rencontre amicale mémorable qui s'était soldée sur le score assez fol- klorique de 5-5.

«Je suis monté au jeu en première mi-temps pour remplacer Vande Walle qui s'était blessé, relate Frédéric Herpoel qui compte 29 sélections chez les Diables pour 5 capes. Nous avons assisté à une rencontre folle. J'ai quitté la pelouse de Rotterdam avec en tête des sentiments contradictoires. J'étais honoré d'avoir pu jouer mon premier match en équipe nationale mais j'étais déçu d'avoir encaissé quatre buts. Ce qui m'a réconforté, c'est que je ne pouvais rien faire sur les réalisations néerlandaises. De plus, j'ai effectué un sauvetage déterminant en fin de match.»

Depuis ce jour-là, Frédéric Herpoel est devenu un habitué des sélections en équipe nationale. Ce qui fait son bonheur, et cela, même s'il doit s'effacer devant la régularité de Geert De Vlieger qui s'est affirmé comme le numéro 1 dans la hiérarchie des gardiens belges.

«Je ne peux pas me plaindre, ajoute l'intéressé. Je continue de travailler sérieusement pour rester dans le noyau de l'équipe nationale. Depuis que je suis international, j'ai acquis une plus grande confiance en mes moyens. L'entraîneur fédéral accorde sa préférence à De Vlieger et je me dois de respecter ce choix. Moi, je me tiens prêt au cas où il faudrait remplacer le dernier rempart de Willem II. Je trouve que la rencontre de ce soir est idéale pour préparer la venue de la Croatie au mois de septembre. C'est plus intéressant de défier une grosse pointure comme les Pays-Bas qu'une plus petite équipe. En aucun cas, nous ne pourrons jouer avec le frein. Il faudra se livrer à fond pour réussir un résultat.»

Toujours à vendre pour 100.000 €

Frédéric Herpoel profite aussi des rencontres avec l'équipe nationale pour oublier un peu son quotidien pas trop reluisant du côté de La Gantoise.

«La situation est toujours la même, conclut le Buffalo. J'ai encore un contrat de deux ans et je suis à vendre pour 100.000 euros. Cette situation est assez spéciale mais je fais abstraction de cela pour me concentrer sur mes prestations en championnat. La meilleure chose que je puisse faire pour moi et pour le club, c'est de livrer des rencontres de qualité.»

Et espérer décrocher un transfert dans un nouveau club qui réaliserait une bonne opération en l'achetant.

© Les Sports 2003