Dugardein gardera un souvenir inoubliable de cette aventure au Stade de France

SAINT-DENIS Steve Dugardein n'est décidemment pas l'homme des finales.

Face à Bruges avec son Excelsior de Mouscron, le milieu défensif s'était incliné au stade Roi Baudouin le 9 mai 2002. Samedi soir, avec ses coéquipiers du stade Malherbe de Caen, il était une fois de plus dans le mauvais camp, celui du perdant.

«C'est la deuxième finale que je perds, confirmait Duga en sortant des vestiaires du Stade de France. Mais comme face à Bruges en 2002, nous n'avons pas su faire la différence face à notre adversaire sans pour autant être ridicules. Nous considérions cette finale comme la cerise sur le gâteau d'une saison en demi- teinte et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas près d'oublier cette soirée ni cette semaine.»

Car avant de prendre place dans les vestiaires habituellement occupés par Barthez, Henry et autre Vieira, Steve Dugardein avait déjà passé une semaine exceptionnelle.

«Depuis trois jours, nous étions à Clairefontaine pour préparer cette rencontre. En une semaine, j'ai séjourné dans deux des plus grands monuments du football français. Quand j'évoluais à l'Excelsior, je ne m'étais jamais imaginé vivre des moments aussi intenses. Cette semaine, j'ai dormi dans la chambre habituellement occupée par Pedretti et dans les vestiaires j'étais assis à la place de Zidane. Pour ma première année en Ligue 1, je ne pense pas que je pouvais espérer mieux. Evidemment, si nous avions gagné ce serait encore plus fort mais je peux vous assurer que, ce samedi soir, j'ai eu des images plein la tête et j'espère qu'elles y resteront pour longtemps. C'est pour vivre des moments comme ceux-là qu'on s'entraîne tous les jours et qu'on consent autant de sacrifices. Je prends cette belle aventure comme une récompense de ma carrière. J'ai hâte d'avoir des enfants pour pouvoir leur raconter tout cela...»

Des étoiles plein la tête, Steve Dugardein avait une petite pensée pour les 78.721 spectateurs présents dans les travées du SdF pour cette finale.

«J'espère qu'ils sont eux aussi très heureux d'avoir vécu cette aventure avec nous même si nous n'avons pas empocher la Coupe, estime Duga. Le spectacle que nous avons offert samedi soir était à la hauteur de l'événement: nous pouvons quitter ce lieu magique la tête haute et le regard tourné vers l'avenir.»

© Les Sports 2005