Une part d'improvisation est attendue de la part de Johan Verbist et ses collègues belges

BRUXELLES Devenus les principaux représentants du football belge à l'échelon européen, nos arbitres vont vivre de l'intérieur ce qui s'apparente à une révolution plus qu'à une évolution : l'arbitrage à cinq. Ou à six, comme le précise Johan Verbist, qui inaugurera sa carrière de juge de la ligne de but ce soir, lors de Hapoel Tel-Aviv - Celtic.

Il le fera au cœur d'un sextet belge en compagnie de Paul Allaerts, l'arbitre principal, Danny Huens et Michaël Keyen, les juges de ligne, Peter Vervecken, l'autre assistant additionnel, et Claude Bourxouxhe, le 4e referee devenu... 6e arbitre .

"En comptant le quatrième officiel, nous officierons à six" , explique Johan Verbist. "Peter Vervecken et moi devrons prendre place entre le point de corner et le poteau du but, tout en ayant, bien sûr, la possibilité de bouger."

La présence de ces assistants additionnels a pour but de réduire les éventuels manquements des autres arbitres pour tout ce qui concerne la surface de réparation et ses alentours.

"Puisque l'assistant doit rester concentré sur l'alignement de la défense, nous pourrons, pour notre part, juger de la pertinence d'un corner ou d'un penalty, par exemple" , assure Johan Verbist.

Pour remplir au mieux leur nouvelle tâche, les directeurs de jeu ont reçu des consignes, mais on ne peut pas parler de réelle formation. Cela se jouera au feeling . "Nous nous sommes vus à cinq pour partager nos impressions et regarder la vidéo explicative produite par l'Uefa. Nous ne ressentons aucun stress particulier, bien qu'il ait été impossible de mettre la théorie en pratique en Belgique. Cela reste une expérimentation et comme pour tout test, il faudra attendre l'évaluation pour tirer des conclusions."



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