Courtisé par le Club Bruges, Francky Vandendriessche, l’entraîneur des gardiens montois, est toujours au Tondreau. En prime, il a prolongé son contrat jusqu’en 2015. N’empêche, le coup de fil qu’il reçut le 28 mai l’a poussé à peser le pour et le contre : "Le premier contact date de ce jour-là, en soirée. Il fut ensuite impossible de trouver le sommeil."

Waregem, Mouscron et le Cercle comme joueur; Mouscron, Mons, Courtrai et à nouveau Mons comme entraîneur : le Flandrien est un clubman. Une fidélité mise à mal par son ambition mais plus forte malgré tout que l’appât du gain. Et Francky se rappela l’insistance de Dominique Leone à l’heure de le rapatrier de Courtrai : "Il est logique que l’intérêt d’un club du top te fasse réfléchir. Je l’ai fait. J’ai finalement décidé de rester, surtout par respect pour le président, qui a payé pour moi l’an passé. En Belgique, c’est assez rare pour être souligné. À ma place, neuf personnes sur dix auraient accepté de rejoindre Bruges. Pas moi, bien que ce soit une proposition qui ne se représentera pas de sitôt."

D’autant que Bruges revint à la charge la semaine dernière. Mais comme le Lierrois Patrick Nys, Vandendriessche, qui était le premier choix du Club, refusa à nouveau : "Je suis un homme de parole."

Le Courtraisien en fut récompensé. Vendredi, Alain Lommers annonça la prolongation du contrat de son entraîneur des gardiens, qui devrait bientôt être imité par Bruno Leclercq (préparateur physique) : "C’était prévu depuis quelques mois mais un problème privé rencontré par Dimitri Mbuyu a retardé la chose. Les dirigeants de Mons ont apprécié mon honnêteté lorsque Bruges s’est manifesté, alors que je n’en ai même pas parlé à mes parents."

Et d’avouer que la cour dont il fit l’objet récemment lui a enfin permis de digérer son éviction du staff des Diables Rouges en octobre 2009 : "Je n’ai que 42 ans et encore de belles choses à faire dans le métier…"