La Gantoise est la seule équipe que l’Albert n’a pas dominée cette saison


MONS Lorsqu’au soir de la dernière journée de la phase classique, La Gantoise a remplacé Charleroi dans la liste des adversaires de Mons lors des PO2 , c’est tout le Tondreau qui a fait la grimace. La raison est simple: bien que malmenés tout au long de la saison, les Buffalos ont été meilleurs que Mons à deux reprises. Contre les 15 autres formations de l’élite, La Gantoise a au moins perdu deux plumes.

Pieterjan Monteyne aurait lui aussi préféré être versé dans une poule avec Charleroi : “C’est clairement un désavantage de devoir faire face à la concurrence de La Gantoise, dont l’ambition est de remporter les PO2 pour sauver sa saison. Nous n’avons pas joué nos meilleures rencontres face aux Flandriens mais au regard du pedigree de nos adversaires, je me dis tout de même que nous pouvons battre tout le monde. Genk excepté, si nous jouons comme en fin de saison, nous pouvons aller loin.”

Les résultats de la phase classique (voir ci-contre) le prouvent. Par deux fois, l’Albert s’est imposé sur le plus petit écart face à Courtrai, qui s’est vengé en Coupe. Et en déplacement au Lierse de Rachid Bourabia, le 0-3 réussi (avec Perbet) n’avait fait que démontrer le caractère accidentel du partage (1-1) de l’aller.

“Le plus dur, en abordant ces playoffs, est de trouver la motivation”, estime l’arrière gauche. “Les événements de l’an dernier l’ont prouvé. Nous étions motivés, nos adversaires pas forcément. Aujourd’hui, je sens la même motivation dans nos rangs. Nous avons tous envie de prouver que notre 7 e place n’est pas le fruit du hasard.”

Comme beaucoup de ses collègues, Monteyne préférait le championnat avant la réforme (”Les playoffs ne sont intéressants que pour les six premières équipes et ils sont terribles pour les deux derniers”). Les playoffs 2 ne présentent finalement qu’un avantage, celui d’aborder le printemps sans la moindre pression. “Mentalement, certaines équipes ayant consenti beaucoup d’efforts pour éviter les PO3 sont peut-être cuites, voire contentes d’être là. Je pense à Charleroi. Ces ressources qui manquent à d’autres, nous les possédons encore.”

À prouver dès samedi, le premier match s’annonçant déjà décisif...



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