Après les Panama Papers, où l’on retrouvait déjà quelques footeux, les Football Leaks étalent les dissimulations fiscales de grandes stars du ballon rond.

Ce week-end, ce ne sont pas les prouesses footballistiques des joueurs internationaux qui ont fait la Une des journaux. Au menu, depuis quelques jours : l’évasion fiscale. Pendant sept mois, un consortium de médias européens a mené une enquête. Les premiers tacles viennent de tomber et d’autres, encore non publiés, promettent de faire très mal dans les semaines à venir.

Parmi les premiers incriminés : la star du Real Madrid Cristiano Ronaldo, l’entraîneur de Manchester Unied, José Mourinho, mais aussi l’attaquant de l’AS Monaco, Radamel Falcao, qui ont soustrait des sommes colossales aux impôts grâce à des sociétés écrans et des comptes offshore.

Ces stars du ballon rond ont comme dénominateur commun d’être les clients de l’agent le plus influent du monde du football, le Portugais Jorge Mendes, également mis en cause, et qui conteste ces accusations. Selon l’enquête, Mendes a permis à sept de ses clients de dissimuler un total de 188 millions d’euros de revenus au fisc, via l’Irlande, la Suisse, les îles Vierges britanniques et le Panama.

Cristiano Ronaldo, grand favori du prochain Ballon d’or, a dissimulé 149,5 millions d’euros dans des paradis fiscaux en Suisse et aux îles Vierges britanniques ces sept dernières années. Et José Mourinho, au moins 12 millions d’euros en Suisse grâce à un montage offshore complexe. Le Trésor public espagnol a d’ores et déjà annoncé, ce samedi, qu’il allait enquêter sur le cas de Ronaldo.

D’autres joueurs portugais, vainqueurs de l’Euro 2016, comme Ricardo Carvalho, Moutinho, Coentrao, Pepe, ainsi que l’Allemand Özil sont également visés par ces révélations, les plus importantes de l’histoire du sport.

Hier, le journal britannique The Sunday Times faisait part du deuxième volet des Football Leaks, qui touche cette fois Mario Balotelli. Alors qu’il évoluait à Liverpool, le joueur a bénéficié d’un bonus d’un million de livres (1.194.000 euros) pour se comporter correctement. "Si à la fin de chaque saison le joueur n’est pas exclu du terrain à trois occasions ou plus pour comportement violent, crachat sur un adversaire ou une autre personne, pour des paroles ou des gestes insultants et/ou contestation… Alors, le 30 juin, à la fin de chaque saison, il recevra un paiement bonus de 1 million de livres", est-il écrit dans le contrat de l’attaquant italien.

D’après le journal toujours, Balotelli, qui n’a joué qu’une seule saison à Liverpool (2014-2015), percevait en plus un salaire de 85.000 livres par semaine (4,25 millions par an) ainsi qu’un autre bonus de 50.000 livres par but inscrit une fois la barre des cinq buts sur une saison dépassée. L’attaquant n’a marqué qu’un seul but en championnat cette saison-là.

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