Robert Waseige a dirigé l’Algérie d’avril à septembre 2004.

Robert Waseige demeure un fan de Marc Wilmots. Il n’a jamais mesuré l’affection qu’il lui voue à l’un de ses élèves préférés. Son plus grand souhait le concernant ? "J’aimerais qu’il se relance comme entraîneur. Il serait dommage qu’on ne se souvienne de lui que comme du coach fédéral belge."

Marc Wilmots pourrait-il réussir en Algérie ? "Je le pense sincèrement. Il ne m’étonnerait pas que son profil plaise au président de la Fédération. Marc est autoritaire. Il est un motivateur né apte à entraîner un groupe derrière lui."

Robert Waseige a entraîné six mois la sélection algérienne, d’avril à septembre 2004. "Il ne m’a manqué que le succès, la qualification pour le Mondial. Nous l’avons définitivement perdue lors du 5e des 6 matches de qualification. La collaboration n’avait, dès lors, plus de raison de perdurer. On s’est quitté sans cri et sans larmes."

Quel conseil pourrait-il, le cas échéant, dispenser à Marc Wilmots ? "Avant de signer son contrat, il doit bien étudier tous les paramètres de son séjour. Moi, je n’y avais pas prêté une attention suffisante. Je vivais dans une villa, dans le quartier protégé des diplomates. Ne sortant jamais, j’avoue que je m’y suis vite… ennuyé. S’il est intéressé, Marc devra trouver des occupations pour meubler ses loisirs. Cette expérience, dépaysante, pourrait lui ouvrir les yeux. Il devra savoir que tout le monde ne sera pas forcément bienveillant à son égard. À côté des dévoués à la cause nationale, il sera aussi confronté à des auxiliaires à la recherche d’une reconnaissance individuelle."

Georges Leekens: "L’Allemagne, c’est plus son style"

"Je crois qu’il y a des propositions et il ira davantage vers l’Allemagne. C’est plus son style. C’est son moteur de coacher en Allemagne. C’est plus probable qu’il aille à Wolfsbourg ou à Schalke. Je le vois plus se diriger vers l’Allemagne que vers l’Afrique. Cela dépend aussi de son manager, mais je connais Marc et c’est lui qui prendra la décision."