Arsenal a tout bonnement explosé à Manchester United : 8-2 !

MANCHESTER Une humiliation, une débâcle, une leçon… Appelez cela comme vous voulez mais Manchester United a tout bonnement atomisé Arsenal. 8-2, un score irréel d’un autre temps. Les Red Devils avaient déjà infligé deux 6-1 aux Gunners en 1952 et en 2001, mais cette fois-ci, les hommes d’Alex Ferguson ont frappé encore plus fort.

Le cauchemar londonien a débuté au moment où Wellbeck a profité d’une mésentente de la charnière centrale où le forfait de dernière minute de Thomas Vermaelen a pesé très lourd pour ouvrir la marque (22e).

Arsenal aurait pu égaliser très rapidement. Mais Van Persie a manqué un penalty que Walcott avait obtenu (26e). Et dans la foulée, Young et Rooney ont joué à “qui va nettoyer le plus de lucarne ?” au grand dam de Szczesny.

Le néo mancunien a tiré le premier d’une frappe enroulé (28e) avant d’être imité par son compère (41e). Et si Walcott a entretenu un mince espoir en transperçant un De Gea qui doit gagner en régularité (45e+3), ce but n’aura au final même pas réussi à servir de cache-misère.

Patiemment, United a attendu avant d’accélérer brutalement et d’inscrire trois nouveaux buts en six minutes. Rooney a d’abord exécuté une nouvelle fois Szczesny sur coup-franc en trouvant son autre lucarne (64e). Puis l’Anglais a trouvé Nani à la limite du hors-jeu (67e) avant que Park ne s’invite lui aussi à la fête (70e) alors que Rooney avait entre-temps touché le montant (69e).

Passé cette période de folie, Van Persie n’a même paru soulagé quand il a adouci la note (74e). Peut-être avait-il senti le coup venir, Rooney s’offrant un triplé sur penalty (82e) alors que Young mettait un point final magistral (90e+2) au processus de destruction d’Arsenal effectué sans pitié aucune.

“On se sent humiliés quand on encaisse huit buts” , concède Arsène Wenger qui a indiqué qu’un attaquant (le Coréen Park), un médian (Arteta ?) et un défenseur (Cahill) devraient être recrutés.

“C’était une journée terrible pour nous, c’était une combinaison de faiblesses et de sous-effectif. Nous nous sommes écroulés physiquement en deuxième mi-temps. Il va falloir résoudre nos problèmes”. Et Dieu sait s’il y en a…



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