Prêt pour le top ou l’étranger, le gardien panda souhaite plus de rigueur défensive

EUPEN Dans la continuité du niveau qu’il avait affiché au cours de la phase classique du championnat, Olivier Werner figure bien sûr parmi les grands artisans qui ont permis à l’Alliance d’émerger de ces PO3 .

Olivier, on vous sent soulagé.

“Dans ce contexte difficile de rencontrer une même équipe à plusieurs reprises, oui, c’est un énorme poids qui s’en va... Et ce, même si je sais très bien que c’est loin d’être fini !”

Comment expliquer cette fin de match bâclée alors que vous aviez tout en main ?

“Je ne sais pas. Le retour au vestiaire suite à l’interruption de l’arbitre nous a tués. J’avais pourtant insisté pour rappeler qu’il restait encore dix minutes et que tout pouvait arriver. Je pense que nous avons manqué de concentration.”

Quels sont les points positifs de ces PO3 ?

“Physiquement, nous étions mieux que notre adversaire. J’en veux pour preuve le fait d’avoir souvent fait la différence en seconde période. Au niveau du jeu, même si Charleroi nous a, à chaque fois, mis en difficulté, nous avons su faire un bloc et afficher l’état d’esprit adéquat.”

Et les négatifs ?

“Nous avons pris trop de goals, c’est clair ! Surtout que beaucoup étaient évitables... Pour moi, à ce niveau-là aussi, nous avons manqué de concentration. Il est plus qu’indispensable de corriger ces paramètres car nous n’aurons pas toujours la chance de renverser des situations compromises...”

Quant à l’effet Ost…

“C’était la bonne solution de le rappeler à la tête de l’équipe. Depuis, le groupe revit, a retrouvé une ambiance et plusieurs joueurs s’en ressentent, comme Obradovic, par exemple. Le mérite en revient indéniablement à Danny Ost et à son approche.”

Personnellement, il est encore difficile de nier que vous êtes prêt pour un club du top en Belgique ou un transfert à l’étranger !

(rires) “C’est vous qui le dites... Je suis content d’être revenu à mon meilleur niveau après cette blessure délicate (fracture du poignet). Mais c’est vrai que je me sens prêt à passer un cap mais, avant de passer ce cap, ma tête est toujours bien à Eupen que je veux absolument aider à rester en D1.”



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