Lamera Cup, une formule très attractive

Un châssis tubulaire, un moteur Ford 2,5 litres turbo de 300 chevaux et des performances de choix pour des budgets à peine supérieurs à la VW Fun Cup. A découvrir en course en mai prochain à Francorchamps pour deux endurances de 3h et 6h30.

Olivier de Wilde
Lamera Cup, une formule très attractive
©Photo LPR Rixhon-Renard

Un châssis tubulaire, un moteur Ford 2,5 litres turbo de 300 chevaux et des performances de choix pour des budgets à peine supérieurs à la VW Fun Cup. A découvrir en course en mai prochain à Francorchamps pour deux endurances de 3h et 6h30.

Basée sur une petite Silhouette au look vraiment très sympa genre Lotus Elise, la Lamera Cup est très méconnue dans notre pays. Cette formule mono-marque privilégiant les endurances de 8h, 12h et 24H fait pourtant le bonheur d’une petite centaine de pilotes depuis 2012 en France et en Espagne.

Grâce à Franz Dubois (l’ex-sorcier de Boussu alignant durant des années des Audi et géniteur de la VW Fun Cup) et notre ex-collègue Luc Willems, nous avons eu l’occasion de tester cette belle petite auto ce jeudi sur le circuit de Francorchamps.

Dès le premier regard, la Lamera séduit le passionné de courses par ses lignes plus proches d’une petite GT que d’une Silhouette traditionnelle, d’autant que les quatre exemplaires présents dans le box de Francorchamps ont des décorations colorées très « racing ».

« Notre voiture de 860 kg est conçue autour d’un châssis tubulaire aux normes FIA, » nous explique Wilfried Merafina, le directeur de la Lamera Cup. « Il s’agit d’une voiture propulsion dotée du moteur 2,5 turbo en position centrale de la Ford Focus RS dégonflé à 300 chevaux pour une fiabilité exemplaire. »

Un facteur très important puisque le championnat s’articule autour de 7 meetings d’épreuves d’endurance entre 8 et 24h.

Autre point très attractif : le niveau de performance.

«Il y a deux catégories de pilotes, » nous explique Olivier Bouche qui a déjà disputé quatre courses à son volant. « Elite 1 pour les pros et jeunes et Elite 2 pour les gentlemen. En tests à Francorchamps sur le sec, l’auto a déjà tourné en 2.42 ce qui est pas mal avec des pneus Continental de Séries à 600 euros le train »

Pour mieux vous situer, rappelons que les meilleures VW Fun Cup tournent en 2’59, les Clio en 2’45, une TCR en 2’32, une Porsche Supercup en 2’22 et les meilleures GT3 en 2’18. « C’est aussi plus rapide qu’une Midjet 2 litres. Mais à l’exception des Fun, toutes roulent en gommes racing ce qui n’est pas le cas de la Lamera, » précise Olivier.

« On vient de disputer les 15H de Jarama que l’on a terminées au 2ème rang avec les jeunes Denis Dupont et Kevin Balthazar, mais à plus de trente tours des vainqueurs après avoir connu un souci de bougie, » explique Christophe Nivarlet, le patron du Milo Racing prêt à acheter deux exemplaires d’une voiture pouvant également courir dans les 24H Series. « Et une homologation par exemple pour les 24H de Zolder n’est pas à exclure, la priorité étant de participer à notre championnat réunissant une trentaine de voitures en France, » précise Wilfried Merafina.

Une compétition qui fera escale en 2017 à Spa-Francorchamps les 12, 13 et 14 mai prochains pour une course de 3h et une autre de 6h30. « Nous irons aussi à Magny-Cours, Nogaro, au Castellet, au Val de Vienne, à Jarama (Espagne) et à Dijon. »

Mais le plus attractif sans doute de cette formule, c’est son prix : « Le budget annuel en location est de 129.000 euros HTVA pour 116 heures de roulage et 89 heures de courses. »

Un montant comprenant pneus, essence, engagements, tout sauf la casse bien sûr et l’assurance (8400 euros pour la saison). A diviser entre le nombre de pilotes, de trois à six pour le double tour d’horloge de Magny-Cours.

Au total, cela revient à un tarif horaire de 1100 euros HTVA à peine plus élevé que celui de la VW Fun Cup.

« Vous pouvez aussi acheter une voiture chez nous à 65.000 euros HTVA ou louer votre voiture à la course pour un budget oscillant entre 18.000 et 29.000 euros selon la durée. »

Pour ceux qui souhaitent s’engager dans les 24H Series, un kit comprenant verrins hydrauliques, écrous centraux et barre anti-roulis sera bientôt disponible.

Quant à l’essai à proprement parler, difficile de juger une telle voiture après cinq tours sur une piste mouillée et très grasse. Même un pilote très expérimenté comme Jean-Pierre Van de Wauwer n’a pu éviter un tête-à-queue. Pour dire la vérité, je ne voudrais pas devoir disputer une course dans ces conditions. Avec des pneus de route déjà très usés, la Lamera est très délicate à piloter sur piste détrempée. Sans aucune aide au pilotage, les roues se bloquent très vite au freinage et l’auto passant du sous ou survirage glisse à chaque accélération, dès que le turbo se déclenche. Franchement pas évident à maîtriser pour un « gentleman driver » comme moi. C’est en rattrapant une Porsche puis en tentant de suivre l’ami « Vande » durant un demi tour qu’on se rendra compte que Francorchamps s’apparentait vraiment à une patinoire ce jeudi matin-là. A refaire donc avec plaisir chaussé de pneus moins usés et sur une piste sèche. Là, cela doit être nettement plus amusant. Car même si le changement de rapports par palettes (et beaucoup d’autres commandes d’ailleurs) au volant est assez lent (un peu comme dans les Roadster Cup), les chevaux sont tous bien là et on a pu sentir que cela pousse. Sans doute un peu trop d’ailleurs sur le gras… « Mais avec des pneus racing, on passerait directement dans une autre gamme de budget. Car ici, on fait les courses jusqu’à douze heures avec un seul train de gommes. On veut que cela reste accessible pour le plus grand nombre. »

Et de l’avis des experts, le Continental fonctionne très bien sur le sec. « On passera aux slicks Hankook pour les courses de Creventic où il faudra compter sept à huit trains pour un 24H. »

Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site www.lameracup.fr ou envoyer un email à info@lameracup.fr

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