Jean Glorieux, rookie au Mans: "Tout commence par un rêve"

Le Courtraisien va découvrir les 24 Heures sur l'Oreca LMP2 de l'équipe eupenoise DKR Engineering.

Jean Glorieux, rookie au Mans: "Tout commence par un rêve"
©De Coster

Avec Jan Heylen, il est le deuxième pilote belge à faire ses débuts dans la Sarthe cette semaine. Jean Glorieux n’est pas le représentant national le plus connu sous nos latitudes.

Ce gentleman driver issu de Courtrai, reconnaissable à son look soigné et ses Ray-Ban, a fait ses principaux faits d'armes à l'étranger, notamment en Michelin Le Mans Cup. « Cela fait environ 12 ans que je roule en compétition », explique Jean. « J'ai fait du BTCS, de la Clio Cup, de la Fun Cup, du Supercar Challenge, du VdeV et de la Porsche Carrera Cup France. En 2017, j'ai découvert le LMP3 avec DKR Engineering et nous avons été champions. C'était vraiment une belle année qui m'a vraiment donné gout au sports-prototypes »

C'est grâce à ses résultats avec l'écurie de Kendy Janclaes que Glorieux a commencé à faire parler de lui auprès des médias. N'ayant plus rien à prouver en LMP3, il a évidemment voulu passer à l'échelon supérieur. « J'ai fait plusieurs tests en LMP2. Comme DKR a été champion en European Le Mans Series, ils ont décroché une invitation pour disputer les 24 Heures du Mans », précise-t-il. « Ils étaient à la recherche d'un pilote bronze pour leur Oreca et nous nous sommes mis d'accord pour que je puisse rouler. Le Mans, c'est la course que je voulais faire au moins une fois dans ma vie »

Débuter dans la Sarthe, qui plus est au volant d'une Oreca-Gibson, a marqué un réel bond en avant pour lui, d'autant qu'il a dû suivre les diverses obligations en tant que rookie aux 24 Heures. « Les LMP2 marquent un plus dans tous les domaines par rapport aux LMP3. Toutefois, avec le kit Le Mans, nous avons un grip similaire aux LMP3. Mais sur les circuits sinueux, cela va vraiment vite dans les virages. Par ailleurs, j'ai dû aller à Paris m'entraîner sur un simulateur ACO vu que je suis rookie. J'ai également fait des tests à la maison mais mon matériel n'a rien à voir »

Faisant équipe avec le rapide allemand Laurents Hörr et l'amateur français Alexandre Cougnaud, Glorieux a des ambitions de résultats modérées. « On veut d'abord terminer. Nous rêvons d'un podium dans la sous-catégorie Pro-Am du LMP2 ». Mais si l'envie est là et que le budget suit, le verrons-nous en WEC d'ici un ou deux ans pour définitivement franchir le pas ? « C'est une idée. Tout commence par un rêve. Mais d'abord, on va tâcher à ce que ce week-end dans la Sarthe se passe sous les meilleurs auspices »

Si l’Oreca noire et orange franchit l’arrivée en ordre utile dimanche, Glorieux pourrait bien avoir envie de concrétiser ce rêve. L’appétit vient en mangeant, après tout.

Jean Glorieux, rookie au Mans: "Tout commence par un rêve"
©De Coster

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