Alessio Picariello rêve d'un podium au Mans : "Je suis leader de mon équipage, et j’aime ça"

Le Belge, très apprécié chez Porsche, est la locomotive de la Porsche n°99 engagée en GTE-Am.

Alessio Picariello rêve d'un podium au Mans : "Je suis leader de mon équipage, et j’aime ça"
©De Coster

On ne dit que du bien pour Alessio Picariello chez Porsche. De l’avis de certaines personnes bien placées à Zuffenhausen, le jeune Carolo ira loin, très loin. "Pica" n’est plus le jeune porschiste en puissance. Aujourd’hui, il est un candidat naturel à un volant de pilote officiel pour la marque allemande, que ça soit en GT ou même en LMDh. Son esprit combatif en a séduit plus d’un chez cet ancien champion de F4 allemande qui a mis ensuite le cap sur l’Asie avant de revenir plus fort et avec une cote nettement plus élevée sous nos latitudes.

Déjà présent au Mans en tant que rookie l'an dernier, Alessio et ses équipiers Andrew Haryanto et Martin Rump ont été confirmés en dernière minute au départ de l'édition 2022 suite au désistement de l'équipage où figurait notamment Adrien De Leener. "Je repars avec la même équipe et le même ingénieur, mais l'équipe de mécanos change", explique Alessio, engagé sur la Porsche 911 RSR n°99. "L'équipe Proton, qui est derrière l'engagement de notre Porsche courant sous la bannière Hardpoint, aime bien faire des tournantes dans ses équipes vu qu'ils ont beaucoup de voitures. Au niveau de notre équipage, il y a du changement. Marco Seefried, qui était le pilote de référence l'an dernier, est remplacé par Martin qui est un jeune Silver faisant ses débuts au Mans. Je suis donc en position de leader mais j'aime ça"

Alessio avait débuté dans la Sarthe dans un contexte un peu particulier du fait de la pandémie. Avec la levée des restrictions, il découvre la vraie ambiance de l'épreuve mancelle. "Ce seront mes premières vraies 24 Heures du Mans vu que le public est de retour », ajoute-t-il. « On ressent vraiment une atmosphère particulière. Je suis de surcroit désigné pour le départ. Cela promet d'être très poignant samedi après-midi. Pour ce qui est du résultat, cela va dépendre de deux choses : la BoP et si notre pilote amateur, Andrew, est dans un bon état d'esprit. Mais je pense que le Top 5, voire le podium, est jouable. Je me rappelle qu'en 2021, nous avions terminé au 7ème rang de la catégorie alors que nous étions bons derniers après trois heures de course"

Le champion ELMS 2020 a tiré tous azimuts cette année avec de l'IMSA, de l'ELMS, du VLN, du GT World et les 24 Heures du Nürburgring. Pour 2023, il espère un programme mondial à temps plein. "Je me sens meilleur que jamais. En 2022, j'ai roulé dans plein de championnats. J'ai vraiment touché à tout et acquis une grosse expérience. C'est juste frustrant de ne pas faire de programme complet parce que je ne peux rien espérer comme résultat au championnat. Or, les gens qui suivent la course de loin ne retiennent que les chiffres. J'espère obtenir plus de stabilité et avoir un beau programme comme celui que j'avais en 2020 où j'ai été champion GTE en ELMS. Je sens que je mérite mieux. J'aimerais vraiment faire le WEC en 2023 car c'est un bon concept et les clashes avec d'autres championnats GT sont peu fréquents. J'espère que du concret tombera pour moi très bientôt"

Après Daytona, Nürburgring et Le Mans, Alessio doit disputer son quatrième double tour d’horloge de l’année fin juillet : les 24 Heures de Spa-Francorchamps. Cela ne sera pas pour gagner le général puisqu'il retrouvera la Porsche GT3-R avec laquelle il a couru au Castellet il y a une semaine. Il a roulera donc en Pro-Am avec deux amateurs et un pilote officiel Porsche à désigner.

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