Sainz et Pérez au top, la stratégie de Ferrari fait un flop : le débriefing du GP d'Angleterre de F1

Un débriefing signé Olivier de Wilde

Sainz et Pérez au top, la stratégie de Ferrari fait un flop : le débriefing du GP d'Angleterre de F1
©AFP

Feu Vert

La première victoire de Carlos Sainz qui y a toujours cru alors qu'à trois reprises il a perdu la tête suite à un premier départ pas top, une faute puis suite à une consigne. Mais, bien aidé par son écurie lors de la dernière voiture de sécurité, il a joué crânement sa carte personnelle en doublant Charles Leclerc à la loyale. "Faites moi confiance et taisez vous svp,"a demandé l'Espagnol a son ingénieur avant la dernière relance. "Laissez moi me concentrer. J'ai Lewis derrière moi..."

Auteur de sa première pole samedi sous la pluie, Carlos a fait oublier ce week-end son début de saison calamiteux. Attention, il est revenu à onze unités de son équipier au championnat et n'a sans doute pas encore dit son dernier mot. On dit généralement que la première est plus difficile à décrocher. Il aura attendu 150 GP. Vite la deuxième alors pour mettre encore plus de tension au sein de la Scuderia...

Sergio Pérez a été élu pilote du jour suite à sa spectaculaire remontée de la 17ème à la 2ème place après avoir changé son museau au 6ème tour suite à un contact avec Charles Leclerc. Merci à la voiture de sécurité bien sûr. Le Mexicain sauve encore la mise pour Red Bull après de magnifiques combats en fin de course avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton. L'air de rien, il reprend douze unités à son équipier et revient à 34 points au championnat.

Lewis Hamilton a mené durant neuf tours et fait vibrer ses fans. On a retrouvé le grand Lewis Hamilton sur un tracé faisant mon rebondir sa Mercedes. Son dépassement dans un trou de souris sur Leclerc et Pérez était juste "wouaw". Mais il n'a pu résister ensuite au Mexicain : "Sa Red Bull était trop rapide en lignes droites". Ce GP va sans doute le rebooster pour la suite de la saison. Suivant le GP dans le stand Mercedes, Tom Cruise a apprécié le spectacle en tout cas.

Très bonne prestation de Fernando Alonso qui termine dans les échappements de Charles Leclerc et suivait le rythme des leaders en fin de course. Alpine grappille encore quelques points à McLaren sixième avec Lando Norris qui aura livré une belle bataille en début de GP à Lewis Hamilton.

En mode limitation de dégâts après avoir choppé un débris déchirant son fond plat, Max Verstappen s'est battu jusqu'au bout au volant d'une Red Bull perdant pas mal d'appui et de grip pour sauver les six unités de la septième place.

Premiers points en F1 enfin pour Mick Schumacher qui termine huitième dans le sillage de la Red Bull de Verstappen qu'il a encore tenté de doubler dans le dernier virage. Voilà qui va enlever un gros poids des épaules du jeune pilote Haas.

Deux petites unités pour l'anniversaire de Sebastian Vettel déjà à la fête en matinée en démonstration au volant de la Williams avec laquelle Nigel Mansell a été sacré.

La sécurité des monoplaces de F1. Voir le Chinois Guanyu Zhou discuter tranquillement avec son boss Fred Vasseur dans le paddock après la course relevait du miracle. Et en dit long sur la sécurité des F1 modernes. Sans le Halo imposé il y a quelques années, le pilote Alfa Romeo ne se serait sans doute pas sorti vivant de sa spectaculaire embardée. Le regretté Jules Bianchi n'est pas mort pour rien il y a quelques années au Japon. Les nouvelles mesures de sécurité visant à protéger la tête des pilotes ont sauvé Zhou et Nissany (en F2) ce dimanche.

Feu rouge

Quelle nouvelle erreur stratégique de Ferrari qui lui coûte le doublé et la victoire à Charles Leclerc. On comprend tout à fait la colère du Monégasque après la course. Mattia Binotto a tenté de se justifier en quatre points : "On ne pensait pas pouvoir changer les pneus de deux autos en même temps. Il a donc fallu faire un choix. On a opté pour faire rentrer Carlos car. 1. Charles était leader. 2. Ses pneus durs étaient les moins usés. 3. On pensait que Carlos protègerait ensuite sa position. 4. On imaginait que les tendres allaient se dégrader plus vite." Un raisonnement ne tenant pas la route. Ferrari s'est à nouveau planté, point barre. Une erreur coûtant 13 unités à Charles Leclerc ne possédant désormais plus que onze unités d'avance sur son équipier au championnat.

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