Cédric Bollen, sextuple vainqueur des 25H VW Fun Cup: "La chance de ne pas avoir de malchance"

Entretien avec l'homme qui fait gagner la #477.

Cédric Bollen, sextuple vainqueur des 25H VW Fun Cup: "La chance de ne pas avoir de malchance"
©J. Letihon

Sextuple vainqueur avec six succès lors des sept dernières éditions, Cédric Bollen est aux 25H VW Fun Cup ce que Tom Kristensen était aux 24H du Mans ou Eric Van de Poele aux 24H de Spa. Cet informaticien de 32 ans est Le Monsieur Fun Cup belge. Entretien à quelques heures du grand départ...

Cédric, quel est le secret de vos succès à répétition sur la grande classique de la VW Fun Cup?

"Je dirais qu'on a toujours eu la chance de ne pas avoir de malchance. A côté de cela, on fait tout ce que l'on peut pour maximaliser tout ce qui peut l'être. Notre auto est bien préparée et je choisis bien mes équipiers. On essaie de rester le plus loin possible des ennuis. Pour gagner, il faut être rapide mais surtout éviter les embuches. Il faut des yeux partout, devant et derrière pour gérer au mieux le trafic et éviter les accrochages."

Sur quels critères avez-vous choisi votre quatrième pilote, Amaury Bonduel, qui viendra renforcer votre équipage habituel avec Sébastien Kluyskens et Emile De Drijver?

"On a appris lundi qu'Amaury Richard ne pourrait pas rouler avec nous car Kronos Events l'a classé soudainement Top Gun alors qu'il n'a plus roulé depuis trois ans. Je pense que c'était dirigé contre nous car on roule pour DRM. Certains ne semblent pas avoir digéré le final de l'an dernier et l'histoire avec le Grec Adam Christodoulou... Du coup, on avait deux solutions de repli, David De Saeger ou Amaury Bonduel. Je suis Amaury depuis quelques années car je roule contre lui en simulateur. Je n'ai aucun doute qu'il ira vite en Fun. Il était déjà proche de DRM via son ingénieur en Lamborghini Super Trofeo. Et il avait un budget. Au final c'est ce qui a fait la différence avec David qui possédait plus d'expérience de la Fun Cup."

Allez-vous vous battre pour la pole ce vendredi?

"On va tout faire pour, mais ce serait plus facile si on organisait une Super Pole comme aux 24H. Ici, la pole dépend surtout de l'aspiration, il faut trouver le tour avec les bonnes assis, une question de chance. Par le passé, on tournait en 2.55.7 avec aspirations et puis lors de la Super Pole on tournait en 2.58.0."

Vous chargerez vous du départ?

"Non, pour des questions stratégique on met généralement au départ le pilote le moins rapide. Avec le phénomène de l'aspiration il n'est de toute manière pas possible de se dégager du peloton. Par contre, il est plus facile de suivre derrière."

Quel est le moment que vous préférez durant le week-end des 25H?

"La tombée de la nuit, le crépuscule, le changement de luminosité. Et le lever du jour."

Cela vous a apporté quoi d'avoir gagné six fois les 25H?

"La satisfaction de voir notre travail récompensé. On prépare cette course comme si c'était un championnat du monde. On a les moyens pour bien faire les choses au niveau de la Fun Cup. Mais je n'ai pas décroché de sponsors ou d'autres volants grâce à cela. J'ai une petite notoriété dans le milieu de la Fun, mais cela ne va pas plus loin. J'ai bien décroché l'un ou l'autre test à droite ou à gauche mais au final c'est toujours le budget qui fait la différence."

Comment faites-vous pour payer vos saisons en Fun Cup?

"Je ne pourrais pas payer le budget normal avec ce que je gagne. Si je roule depuis des année, c'est grâce à mon papa qui faisait la maintenance et préparait l'auto avec un soin minutieux entre les courses. Il est mécanicien. Mais depuis cette année, il se contente encore d'aider sur la course. L'auto est désormais dans les ateliers de DRM."

On annonce une quinzaine d'équipages candidats à la victoire. Vous êtes d'accord?

"Oui. Tout peut arriver sur 25H. Surtout avec deux voitures de sécurité sortant de manière aléatoire ce qui peut fausser la course. On en a fait la triste expérience lors des 8H où l'on a jamais pu remonter suite à une crevaison après trois tours."

Mais si vous deviez désigner les deux équipages qui se battront jusqu'au bout avec vous pour la victoire?

"Je dirais la #424 M3M car c'est ma voiture en championnat de France et je connais le soin qu'apporte Jean-Luc Dubois pour cette course. Et la #280 de nos rivaux habituels de chez Milo."

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