La catégorisation des pilotes revue et corrigée en 2023

Tous les bons jeunes vont passer Gold

La catégorisation des pilotes revue et corrigée en 2023
©LPR RIXHON-RENARD

Critiquée depuis quelques années déjà, la catégorisation des pilotes a déjà fait couler beaucoup d'encre, provoqué pas mal d'injustices et faussé pas mal de courses ou championnats car le comité de sélection ne connaissait pas assez les pilotes et certains passaient dans les mailles du filet. Combien n'a-t-on pas vu ces dernières années de faux Bronze bien trop rapides (l'un s'est qualifié 7ème aux 24H du Nürburgring devant nos Maxime Soulet et Martin) ou de faux Silver professionnels (certains ont même gagné ou pourraient gagner des championnats) ou s'étant imposé en F3 ou en Eurocup faisant gagner leur équipage ? Comment un pilote comme Sean Gelael ayant disputé plusieurs saisons en GP2, testé en F1 et ayant terminé deuxième du Mans peut-il encore être Silver ? Idem pour Lorenzo Colombo, un véloce italien possédant cinq années de mono dans les jambes et plus rapide que pas mal de Gold (Prema s'est quasi assuré du titre en ELMS en l'engageant), ou Malte Jakobssen dominant le LMP3 ?

Sous l'impulsion de Stéphane Ratel, il a enfin été décidé de remettre un peu d'ordre dans tout cela. Et si l'on respecte à la lettre cette fois les critères objectifs de sélection, cela devrait être beaucoup plus juste en 2023.

Voici ce qui a été décidé :

Platinum : Pilotes professionnels.

Gold : Activité principale autour du pilotage en sport auto, karting à haut niveau pour trois saisons ou plus, deux saisons minimum de monoplace dans championnat avec résultats. Pilote ayant débuté le sport auto ou le karting avant 20 ans.

Silver : 1ère licence avant 30 ans, pilote de moins de 30 ans sans carrière significative en monoplace ou karting, pilote de moins de 30 ans avec un début de carrière entre 20 et 30 ans.

Bronze : 1ère licence après 30 ans, pas de monoplace ni de karting à haut niveau.

Dans les championnats SRO, il y aura donc du coup un changement des catégories avec une inversion des noms et quelque chose de plus logique. La Silver Cup de cette année devient la Gold Cup avec trois pilotes Gold (car quasi tous les Silver quasi vont passer Gold). La Gold Cup de 2022 devient Silver Cup avec 1 platinum ou Gold, un Silver et un Bronze. La Bronze Cup sera quant à elle réservée à deux pilotes Bronze et un Pro (Platinum, Gold ou Silver).

Si tout est clair pour les championnats GT, ce l'est moins pour les compétitions ELMS et FIA WEC où les équipages de LMP2 devaient jusqu'ici compter toujours un pilote Silver. Mais ils risquent de se faire beaucoup plus rares dans le futur. Les meilleurs teams doivent d'ores et déjà chercher les quelques pilotes Silver qui le resteront. Mais ils seront sans doute trop rares pour remplir tous les baquets. Et un pilote répondant aux critères Silver 2023 sera-t-il apte à piloter une LMP2 ? Le troisième pilote en LMP2 risque de poser problème ou alors il faudra carrément aller trouver les meilleurs Bronze comme François Perodo, Ben Keating ou Fritz Van Eeerd. Comme cela se fait aux Etats-Unis, le LMP2 risque de devenir une catégorie Pro-Am. A moins de l'autoriser à l'avenir aux équipages composés uniquement de Gold sachant que mal de Silver avec budgets monteront de catégorie. Car sans constructeurs, qui va financer des saisons mondiales (avec une septième manche) oscillant entre 2,5 et 3,5 millions ? Un sujet, soyons en sûr, auquel on doit songer fortement à l'ACO avant de sortir ses règlements 2023 et la composition imposée des équipages dans ses différentes catégories.

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