Les rookies belges n'ont vraiment pas été vernis lors de cette 88e édition des 24 Heures du Mans. Un numéro maudit pour les Belges chez Proton. Deux ans après Stéphane Lémeret qui avait vu sa Porsche percutée par la LMP2 de Rusinov dès la première heure, c'est Adrien de Leener qui a assisté en direct à l'accident de sa Porsche, la #88 de chez Proton.

« Tout le monde a pu voir à la télévision ce qu'il s'est passé. La Ferrari d'Oswaldo Negri est partie en tête-à-queue au freinage de la Dunlop, pour éviter de la percuter mon équipier Thomas Preining a donné un grand coup de volant à droite et en bout de course a heurté le mur, » se désolait le pauvre Adrien tout heureux de voir sa voiture rentrer au stand sur trois roues après plus de deux heures de réparation de fortune du pilote néerlandais.

C'est donc un autre Belge qui ouvrait officiellement la liste des abandons, Christophe d'Ansembourg, l'autre débutant, tout aussi dépité : « Erik Maris a été surpris par une GT et est sorti dans le bac au niveau des Esses de la Forêt, » raconte le pilote de Rhode Saint Genèse. « Les commissaires l'ont sorti, mais il n'a pas été en mesure de redémarrer, victime des soucis électriques nous poursuivant depuis les essais du Castellet. C'est toujours le même problème d'alternateur. Je suis sous le choc, avec mes deux fils on a tous envie de pleurer. Je m'attendais à abandonner vu la piètre qualité de ce team italien Eurointernational, mais pas sans même avoir effectué le moindre relais. C'est triste. Cette équipe n'était pas au niveau. Mais que voulez vous, il est difficile de refuser un volant pour réaliser son rêve. »

Qui a vite tourné au cauchemar pour Christophe d'Ansembourg. « La caisse n'était vraiment pas top. Durant trois jours, ils n'ont même pas été fichus de faire fonctionner la radio. Lorsque j'étais derrière le volant durant les essais, je me retrouvais tout seul. Je regardais ma montre en ligne droite pour savoir plus ou moins quand je devais rentrer. On s'est engueulé avec le patron jeudi soir, l'ambiance n'était vraiment pas top. »

En attendant beaucoup d'argent s'est envolé. « Oui, je crains que je ne récupèrerai rien. Comme en 2010 à Spa avec un team Aston Martin belge aussi foireux. Je devais récupérer des sous, mais je les attends toujours. »

N'empêche, même si elle n'a pas été bonne, cette expérience, fut-elle très courte, lui a-t-elle donné l'envie de revenir un jour ? « C'est sûr, mais cette fois je ferai plus attention là où je mets les pieds. »

Une chose est certaine, il ne reviendra pas avec EuroInternational...