Moteurs Auteur d’un super début de course, Laurens espérait garder son titre en GT.

À défaut de réelle lutte en tête, on a assisté durant les premières heures de course à la "baston" attendue en GTE-Pro.

Si la pole d’Aston n’était qu’un feu de paille, les Vantage ne gérant pas bien leurs gommes, et si BMW restait en retrait, les Porsche, Ferrari, Ford et la Corvette rescapée après le crash de la N°64 de Fassler ne se lâchaient pas d’une roue.

Les leaders changeaient régulièrement au gré des ravitaillements, des voitures de sécurité et de la stratégie. Après cinq heures, les quatre premiers se suivaient à la queue-leuleu. "On se serait cru un peu dans une échappée de course cycliste où personne ne voulait prendre le relais pour ne pas se retrouver dans le vent," racontait, le torse nu, Laurens Vanthoor auteur d’un superbe relais de 3h20 au terme duquel il a remonté la Porsche partagée avec les leaders du championnat Kevin Estre et Michael Christensen de la 8e à la 1ère place. "Quand j’ai raccroché le peloton de tête, le team m’a demandé de ne plus dépasser et de sauver de l’essence. Grâce à ça, j’ai pu effectuer un tour de plus que mes rivaux et je me suis retrouvé derrière la bonne safety car."

Ce qui lui a permis de pointer en tête. "Oui, mais à un moment j’ai laissé passer la Ferrari car c’est mieux de ne pas être devant trop tôt. Quand vous tirez les autres, vous consommez plus de carburant et de pneus. De toute manière, on est tous si proches qu’il est impossible de partir et de creuser un écart. Cela va être comme cela jusqu’au bout."

Même s’il porte aussi la lourde responsabilité du titre Mondial de ses équipiers, Laurens pouvait rêver à la tombée de la nuit de conserver son titre. "C’est la stratégie et les incidents qui feront la différence."