Avec des conditions typiques d’un automne belge, à savoir de la pluie et des feuilles mortes, plus d’un craignait que la course s’apparente à un jeu de massacre, notamment dans le fief des équipages moins expérimentés. Dans la catégorie Pro-Am, la présence des pilotes professionnels est d’une importance capitale. En plus de mettre la voiture devant, ces pointures sont là pour encadrer et même coacher les amateurs et gentlemen drivers. C’est dans ce rôle que s’est retrouvé, une fois n’est pas coutume, Maxime Martin.

Ce n’est pas la première fois que le vainqueur 2016 est dans ce costume. Il avait déjà accompagné un gentleman chez Boutsen Ginion à Misano. Mais c’est la première fois qu’il est dans un équipage Pro-Am avec de grandes ambitions. Ayant fait la pluie et le beau temps en Am ces dernières années, Chris Goodwin et Alex West ne sont pas montés en Pro-Am pour amuser la galerie, d’où le recrutement des officiels Aston Martin que sont Pushpapy et le Britannique Jonny Adam.

Chargé de prendre le départ, Maxime a démontré qu’il méritait son chèque. En 40 minutes, il passait de la 42e à la 27e position générale, non sans prendre la tête de la classe. Finalement, la Vantage n°188 ne quittera jamais le tiercé de la catégorie pour terminer à la 3e place finale, non sans un arrêt impromptu pour un soupçon de crevaison et une figure académique au sommet du Raidillon.

Si Louis Machiels plantait sa Ferrari avec fracas au matin, Benjamin Lessennes et la très belle BMW Art Car du Boutsen Ginion Racing sont arrivés à bon port. Un drive through et une dizaine de minutes perdues à cause d’un passage dans le bac du pif-paf n’ont pas empêché le Namurois et sa Bavaroise colorée de terminer 5e en Pro-Am. Mais le prix du buzz, l’unique béhèmme rescapée le rafle avec brio !