Paul Frère avait foulé le circuit des 24 Heures du Mans dans le cadre d'un test avec Audi à l'âge respectable de 86 ans. A l'autre bout de la chaîne de l'âge, on retrouvera désormais Ugo de Wilde. Le Bruxellois, qui fêtera son 18ème anniversaire à la fin du mois de novembre, roulera sur le circuit de la Sarthe dans deux semaines lors du week-end des 24 Heures. Mais il ne pilotera pas lors du double tour d'horloge proprement dit, et ne croisera donc pas sur son chemin les Laurens Vanthoor, Maxime Martin, Christophe d'Ansembourg et autres Adrien De Leener.

Ugo disputera le Road to Le Mans, épreuve qui se veut, comme son nom l'indique, un tremplin vers la plus grande course du monde. Lors de la manche-phare de la Michelin Le Mans Cup, notre représentant en Formule Renault roulera au sein de l'équipe eupenoise DKR Engineering, la formation de Kendy Janclaes étant le team de référence dans le championnat. Son équipier sera le gentleman driver allemand Wolfgang Triller sur la Duqueine LMP3 n°3.

"Voici deux mois, Kendy Janclaes, le patron de DKR Engineering avec qui nous étions déjà en contacts depuis deux ans, nous a appelés pour nous faire une proposition difficilement refusable", commente Ugo. "Grâce au soutien d'une bonne douzaine de partenaires partageant notre passion et que je remercie chaleureusement (particulièrement en cette période difficile) nous avons pu réunir le budget nécessaire. Même Michelin France et le constructeur Duqueine nous ont donné un sympathique coup de pouce."

"Je dois partager mon volant et je n'ai pas mon sort totalement entre les mains", poursuit-il. "Je n'aborde donc pas cette course avec une véritable ambition de résultat, mais plutôt comme une expérience unique utile pour préparer le futur. J'y vais sans aucune pression. J'essaierai toutefois bien sûr de m'y mettre en évidence lors de la séance qualificative réservée aux pilotes Silver vendredi matin et lors de mes deux relais, vendredi en fin de journée et samedi 2h30 avant le départ des 24 heures."

"J'ai pu faire un galop d'essais de 250 km et, franchement, j'ai adoré. La Duqueine c'est un peu comme une monoplace avec un toit. Une vraie auto de course comme je les aime avec pas mal d'appui, un gros moteur et des bons freins. C'est assez lourd bien sûr, mais aussi plus puissant (450 chevaux) que ma F3-R. Je craignais que la visibilité réduite pose problème, mais ce n'est pas le cas. Je me suis vite habitué, je n'ai pas commis de faute et j'ai rapidement tourné dans de très bons temps. Maintenant, sur un circuit comme le Mans, avec une douzaine de tours d'essais max si tout va bien, le trafic et une cinquantaine de protos et GT en piste, ce sera autre chose. Mais je n'appréhende pas. Conscient de mon bonheur, je suis même plutôt impatient, j'avoue."