On appellera cela les effets secondaires du Covid-19. Reporté d’un peu plus de cinq mois pour garantir la présence du public, le 37e Rallye de Wallonie propose un parcours amputé d’une journée (15 spéciales seulement), mais surtout l’affiche la plus pauvre de son histoire.

Avec six épreuves du championnat belge regroupées en un peu plus de deux mois, les concurrents semi-pros et amateurs ont dû faire des choix.

La proximité géographique du Condroz, dans un mois, n’a sans doute pas aidé.

Mais si certains, à l’image des organisateurs du Haspengouw, ont préféré jeté le gant, Etienne Lerson et son équipe ont décidé de faire le gros dos financier et de ne pas faire l’impasse une année de plus.

Même si c’était prévisible, ils n’ont pas vraiment été récompensés de leurs efforts avec seulement une quarantaine d’autos attendue au départ en national (plus une vingtaine en Critérium) ce vendredi soir avec deux passages à la Citadelle à partir de 18h30. Parmi elles, seulement huit R2 (ex-R5).

En l’absence du leader du championnat Ghislain de Mevius (retenu à un mariage), mais aussi de Kris Princen, Vincent Verschueren, Sébastien Bédoret ou Pieter Jan-Michiel Cracco, la victoire devrait se jouer entre les Skoda Fabia d’Adrian Fernémont et de Cédric Cherain et la Hyundai du dernier vainqueur en date en BRC, Grégoire Munster. Avec Cédric De Cecco et sa Citroën C3 prêts à profiter d’une erreur ou d’un abandon d’un des trois favoris pour s’offrir son premier podium en championnat de Belgique.

On se réjouit de voir où se situera le régional Olivier Collard pour son apparition au volant d’une Porsche 997, tandis qu’on profitera d’un plateau léger pour s’intéresser d’un peu plus près à la Coupe Clio réunissant une dizaine de voitures.

Signalons que l’accès à la spéciale show de la Citadelle ce soir coûtera 15 euros et qu’il faudra être muni d’un passeport vaccinal. Pour ceux qui ne seraient pas encore vaccinés, il y aura la possibilité d’effectuer des tests anti-géniques gratuits sur place.