Hécatombe aussi en Super 1600

YPRES Elle aussi trop vite décimée, la catégorie Super 1600 ne nous aura pas offert le spectacle et le suspense promis vendredi par le new RACB. Les adversaires d'un Larrygator affamé de succès rendirent en effet les armes les uns après les autres hier en début de seconde étape. Ce fut d'abord au tour de Bernd Casier, le plus proche rival du pilote Punto, de jeter le gant, victime d'une touchette (triangle cassé) dès la première spéciale du samedi. Même cause même verdict éliminatoire deux tronçons plus loin pour Pascal Gaban dont la VW Polo pointait à cet instant encore à 18" du leader malgré quelques coupures moteur. Collard (Citroën) victime d'une crevaison et toujours aussi peu à l'aise, Teuronen (Suzuki) parti en tonneau à l'arrivée de l'ES 7, le Verviétois et sa Fiat collant littéralement à la route se retrouvaient très vite isolés en tête avec plus de trois minutes et demi d'avance.

Le petit Cols n'expliquait sa domination outrancière par aucun remède miracle. «Hormis le shake-down, je n'ai pas effectué d'essais particuliers dans la région. L'auto est un peu trop basse. Le protège-carter souffre beaucoup. Mais mes suspensions absorbent bien. La principale évolution en fait vient de mon pilotage. En venant de la Mitsu Groupe N, ce n'était pas évident. J'ai mis un peu de temps à m'adapter. Mais maintenant j'ai trouvé le truc. «

En route vers un troisième succès de catégorie consécutif cette saison, Larry croisait les doigts. «Je préfère ne pas vendre la peau de l'ours. J'ai souvent eu de la malchance ici. Je vais donc rester concentré même si, à la régulière, je n'ai plus d'opposition. «

Le champion sortant Olivier Collard, crevé puis résigné, était en effet relégué à plus de 5'. Cols pouvait donc parcourir les quatre dernières spéciales en marche arrière... «J'espère que Larry n'aura aucun souci car je serais gêné de monter sur le podium en vainqueur,» avouait très sportivement le Marchois, le moral dans les chaussettes. «Même sans ma crevaison, pas moyen de jouer ici avec la Fiat. On est mal en châssis, voilà tout. Il nous manque des essais privés. C'est le problème lorsque l'on roule avec un budget nettement inférieur aux autres. Maintenant, je ne prends plus aucun risque car j'aurais l'air malin d'abîmer ma Saxo alors que je ne peux de toute façon rien espérer que de rejoindre l'arrivée. Au bout du compte, j'aurais encore beaucoup de chance de ne perdre que deux points au championnat qui dès lors reste encore ouvert.»

Mais pour répliquer dès Roulers, il faudra se donner un peu plus de moyens. Le titre sera sans doute à ce prix...

© Les Sports 2003