L’endurance réduite à 7h17 suite à de violents orages et une piste inondée

Il ne pleut pas souvent à Dubai, mais quand cela tombe, ce n’est pas une petite averse. Et cela peut faire des dégâts dans une région des Émirats où on est plus habitué à devoir pomper le pétrole que l’eau.

Il n’y a donc pas qu’à Daytona ou Francorchamps que la météo peut gâcher la fête et l’une des plus célèbres épreuves d’endurance.

Tombées en début de soirée, des pluies diluviennes ont d’abord contraint les organisateurs de Creventic à neutraliser la course à 60 km/h puis, sur le coup de 22h17, à carrément l’arrêter au drapeau rouge.

La soixantaine de concurrents s’est alors rassemblée sur la ligne droite de départ au début de laquelle s’était formé un véritable étang. Pareil à d’autres endroits du circuit devenus impraticables avec beaucoup d’eau, de coulées de sable.

Le système de drainage n’étant pas adapté à des circonstances aussi exceptionnelles, la pitlane et les boxes étaient inondés, certains mécaniciens se promenaient à pieds nus.

On comprit vite que la course, hélas, ne repartirait pas, le système électrique notamment de la salle de presse étant également noyé.

La 15e édition des 24H de Dubai se sera donc résumée, vu ce cas de forces majeures, à 7h17. Triste pour les 65 teams et tous les pilotes (dont 17 Belges) qui avaient effectué le déplacement.

Au final, il y eut tout de même samedi après-midi, sous le soleil revenu, une cérémonie de podium.

La victoire de cette épreuve tombée à l’eau est revenue une nouvelle fois à une Mercedes Black Falcon, celle de Haupt-Bleekemolen-Al Qubaisi-Berker-Metzger.

En lice pour la gagne, mais rentré au stand juste avant l’arrêt, Dries Vanthoor devait se contenter cette fois de la 3e marche sur l’Audi WRT.

Victoire par contre en Tourisme TCR de l’Audi AC Motorsport de Tom Boonen, Gilles Magnus et Vincent Radermecker associés au Français Stéphane Périn.