À mi-parcours, Jean-Louis Blanpain est huitième au classement général.

Sous le soleil de Dakhla, péninsule de bonheur narguant les flots de l’Atlantique, l’Africa Eco Race savoure sa journée de repos. Ambiance décontractée et bichonnage de mécaniques au programme. Tandis que les teams d’assistance révisent les machines, les équipages goûtent un repos mérité. Affairé sur sa KTM 450, notre compatriote Jean-Louis Blanpain a, quant à lui, entamé l’entretien de sa moto. Cette Africa Eco Race, le pilote Brainois a choisi de l’effectuer en malles motos, sans assistance…

Jean-Louis, n’est-ce pas trop compliqué de gérer tous les aspects de cette course, jusqu’à la mécanique quotidienne ?

"Non, car il s’agit d’une autre philosophie. Puisque l’on a notre mécanique à faire en rentrant au bivouac, on préserve plus la moto sur la piste. Jusque-là, cela m’a plutôt pas mal réussi. Aujourd’hui, pour la journée de repos, j’ai juste nettoyé les filtres à fond et changé les deux roues, après avoir passé la machine au car-wash…"

Une huitième place au général à mi-parcours : était-ce l’objectif avoué ?

"Mon objectif principal est toujours d’arriver au Lac Rose. Mais ça se passe vraiment bien. Je préfère largement le sable aux cailloux, donc la Mauritanie devrait me convenir nettement mieux. Si j’arrive à Dakar dans le Top 10 , ce sera déjà très bien. Ce qui me plairait serait de remporter le classement des malles motos…"

Comment conservez-vous la concentration sur la moto ?

"Ce n’est pas toujours facile, mais depuis le départ de la course, mon Smartphone est en mode avion. Je tiens à rester totalement concentré sur ma course. C’est essentiel car, à moto, la moindre erreur peut se payer cash. Comme disait Fabrizio Meoni, notre passion fait de nous de grands égoïstes…"

Quel est votre sentiment global après une semaine de course ?

"C’est vraiment le plus beau rallye auquel il m’ait été donné de participer. Les spéciales sont magnifiques et très exigeantes au niveau navigation. L’ambiance est excellente. Les gens sont vraiment charmants. Samedi, je suis tombé en panne d’essence sur la liaison menant à Dakhla. Je poussais ma moto le long de la route lorsque le camion de la Portugaise Jacinto s’est arrêté à mes côtés. Malheureusement, ils n’avaient que du diesel. Entretemps, d’autres motards m’ont tracté, mais Jacinto est aller me chercher 1 litre d’essence dans une bouteille d’eau pour me l’apporter. Cela m’a sauvé. C’est cela aussi l’esprit de l’Africa Eco Race…"