Le Français Stéphane Peterhansel (MINI) a remporté mardi la 9e étape du Dakar, sa 3e depuis le début du rallye-raid, disputée sur 410 kilomètres chronométrés entre Wadi Al Dawasir et Haradh en Arabie Saoudite.

Le Qatari Nasser Al Al-Attiyah (Toyota) suit à 15 secondes alors que le leader, Carlos Sainz (MINI) a perdu 6 minutes et 31 secondes en raison d'une crevaison. L'Espagnol ne possède plus que 24 secondes sur Al-Attiyah en tête du classement général. Péterhansel est 3e à 6:38.

Le Français Mathieu Serradori et Fabian Lurquin (Century), victorieux la veille, ont cette fois du concéder du terrain et terminent au-delà du top 20 (provisoirement 22e) à près d'une demi-heure (28:09.). Au classement le duo franco-belge recule à la 8e place (à 1h24:20. du leader), dépassé par Tom Colsoul, co-pilote du Néerlandais Bernhard Ten Brinke (Toyota Hilux), 7e de l'étape du jour à 8 minutes et 30 secondes de Peterhansel et 7e aussi au général à 1h08:59 de Sainz.

"Il ne fallait pas trop lâcher lorsqu'on avait un doute sur les cassures, et c'est là qu'on fait la différence, mais c'est une grosse prise de risques", a analysé Stephane Peterhansel cité par l'organisation. "C'est une bonne spéciale pour nous, nous sommes partis le couteau entre les dents. On a essayé de garder le rythme du début à la fin. Sur la première partie c'était cassant, façon Maroc, mais nous n'avons pas eu de crevaison. La fin de la première journée marathon et le début de la deuxième, il y a vraiment des grosses dunes à franchir. Il n'y en a pas eu pour le moment, mais par exemple si on se met dans un entonnoir ou si on se tanke sur une grosse dune cassée, il y a moyen de perdre vingt ou trente minutes. Donc il y a pas mal de choses qui peuvent se passer".

Mercredi, la dixième des douze étapes de ce 42e Dakar, le premier disputé en Arabie saoudite, reliera Haradh à Shubaytah sur la distance marathon de 534 kilomètres, notamment à travers "l'Empty quarter", la plus grande mer de sable au monde. Seule l'assistance entre concurrents sera autorisée à l'arrivée de cette journée où l'endurance sera le maître-mot.

"L'objectif, c'était de reprendre du temps à Carlos, je suis plutôt content de notre boulot", a commenté pour sa part Nasser Al Attiyah. "Demain et après demain ce sera difficile pour tout le monde. Stéphane ouvrira demain pour l'étape marathon, c'est plutôt bien pour nous. On dirait bien que nos trois voitures sont très proches et peuvent gagner le Dakar."